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Facebook récolte des données sans consentement, que vous ayez un compte ou pas

Des personnes regardent leur téléphone avec le logo de Facebook en arrière-plan.
Même si vous n'utilisez pas Facebook, il se peut que l'entreprise en sache beaucoup sur vous. Photo: Reuters / Dado Ruvic
Radio-Canada

De nombreuses applications très populaires envoient des données à Facebook sans le consentement de leurs utilisateurs, et ce, même s'ils ne sont pas membres du réseau social. Ces données peuvent servir à assembler un portrait précis et intime d'une personne, prévient un organisme.

C’est ce que révèle un rapport (Nouvelle fenêtre) de Privacy International, un organisme non gouvernemental militant pour la défense de la vie privée, qui se dit très préoccupé par les résultats de son enquête.

Privacy International a testé 34 applications ayant entre 10 millions et 500 millions d’utilisateurs sur Android et a découvert que 23 d’entre elles envoient des données à Facebook.

Un portrait intime

Le réseau social peut ainsi savoir si un utilisateur a ouvert ou fermé une application, recevoir des informations sur l’appareil utilisé et obtenir une copie des réglages sur la langue et le fuseau horaire. L’identifiant publicitaire Google de la personne est également envoyé à Facebook, ce qui peut ensuite permettre à ce dernier de croiser les informations récoltées avec celles de l’utilisateur, même s’il n’est pas membre de Facebook.

« Une fois combinées, les données provenant de différentes applications peuvent dessiner une image précise et intime des activités, des intérêts, des comportements et des habitudes d’une personne, écrit Privacy International. [Cela] peut révéler des catégories de données particulières, incluant des informations au sujet de la santé ou de la religion des gens. »

L’un des pires cas recensés par l’organisme est celui de Kayak, un service de recherche et de réservation de vols. Privacy International a en effet découvert que l’application transmet de nombreuses informations sur son utilisation, dont l’heure d’une recherche, les villes de départ et d’arrivée, l’aéroport, la date, la catégorie de siège et le nombre de billets.

Une pratique répandue

Interrogé par l’ONG, Facebook a reconnu avoir recours à cette pratique. « Facebook offre des services d’analyse et de publicité aux concepteurs d’applications, ce qui les aide à recevoir des données agrégées sur la façon dont les gens utilisent leurs applications, a indiqué le réseau social. C’est une pratique courante pour de nombreuses entreprises. »

Facebook a précisé qu’Amazon, Google, Twitter et Adobe offrent tous des services du même genre. « De façon plus générale, la plupart des sites web et des applications envoient les mêmes informations à de multiples entreprises chaque fois que vous les visitez », a ajouté le réseau social.

Peu de recours pour les utilisateurs

Privacy International estime qu’il n’existe pas de façon efficace de se prémunir contre ce partage de données, puisqu’elles sont parfois transmises dès la première utilisation d’une application. Dans bien des cas, l’utilisateur n’a pas l’option de refuser.

Pour ce qui est des personnes qui n’utilisent pas Facebook, l’organisme a testé deux méthodes proposées par le réseau social pour contrôler l’utilisation de leurs témoins (cookies) par des plateformes publicitaires. Aucune des deux méthodes n’a semblé affecter l’envoi de données par des applications.

Avec les informations de ZDNet, et Mashable

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