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Il faut plus qu'un nouveau ministre de l'Environnement, mais de la volonté politique, plaident des groupes

Aux côtés du premier ministre François Legault, le nouveau ministre de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Benoit Charette, s'adresse aux journalistes au cours du point de presse de mardi.

Le premier ministre François Legault a remplacé MarieChantal Chassé par Benoit Charette à la tête du ministère de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Thomas Deshaies

Des groupes voués à la protection de l'environnement en Abitibi-Témiscamingue estiment que la nomination d'un nouveau ministre de l'Environnement aura un impact limité, sans davantage de volonté politique et une augmentation du financement octroyé au ministère. Ils espèrent également que le ministre de l'Environnement, Benoît Charrette, prendra une décision rapidement dans le dossier de Sayona Québec.

Peu importe le ministre qui est là, ça va dépendre de la volonté du gouvernement, s'exclame d'entrée de jeu le président de l'Action boréale, Henri Jacob, au lendemain de l'annonce du remplacement de MarieChantal Chassé à la barre du ministère de l'Environnement par Benoît Charrette.

Selon lui, le ministère de l'Environnement ne jouit toujours pas d'un financement cohérent avec l'importance de son mandat. Il va falloir qu'il y ait une démonstration pour prouver qu'ils croient en son importance et pas juste de la part du nouveau titulaire, mais du gouvernement en tant que tel, estime M. Jacob.

Un point de vue partagé par la présidente du Conseil régional de l'Environnement en Abitibi-Témiscamingue (CREAT), Jacinthe Châteauvert. Je pense qu'avec toutes les responsabilités qu'ils ont, ils n'ont pas suffisamment de personnes pour faire le travail d'une façon convenable, affirme-t-elle.

De nombreux enjeux

Selon ces organismes, les enjeux qui touchent l'environnement sont nombreux et nécessitent la plus grande attention des élus. L'enjeu de la protection des milieux humides est ciblé comme prioritaire par le CREAT, ainsi que le projet de gazoduc de la compagnie Gazoduq et le Projet Authier. Ce sont trois éléments que le ministre devrait s'approprier dès maintenant, plaide Mme Châteauvert.

Il va falloir que le ministre écoute la population.

Henri Jacob, président d'Action boréale

M. Jacob explique que la biodiversité des milieux naturels permet de combattre les impacts des changements climatiques. Ils assurent ainsi ce qu'on qualifie de services écologiques, rappelle-t-il.

Le co-porte-parole du comité citoyens de protection de l'esker, Rodrigue Turgeon, estime quant à lui que la nomination du ministre n'aura aucun impact sur le sort réservé au Projet Authier. Je suis persuadé que la décision qui s'impose, qui est de soumettre le projet au BAPE, sera prise, et ce, peu importe la personne qui est dans la chaise de ministre, souligne-t-il.

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