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Les chefs héréditaires Wet’suwet’en s’engagent à rouvrir l’accès au chantier du gazoduc

Un manifestant tient une plume dans la main droite devant des policiers, dans une forêt recouverte de neige.
Des membres de la Première Nation Wet'suwet'en s'opposent à un projet de gazoduc qui doit traverser leur territoire dans le nord de la Colombie-Britannique. Photo: Radio-Canada / Chantelle Bellerichard
Fanny Bédard

Des représentants de la Première Nation Wet'suwet'en du centre de la Colombie-Britannique affirment être parvenus à un accord avec la Gendarmerie royale du Canada (GRC) pour lever le barrage du camp Unist'ot'en avant jeudi 14 h.

Une vidéo publiée sur la page Facebook du camp autochtone montre plusieurs chefs convenir d’une réunion qui doit se tenir jeudi à 10 h au bureau de la Première Nation à Smithers, pour discuter des détails de la levée du barrage.

La GRC n’était pas immédiatement en mesure de faire des commentaires mercredi soir.

Après l’arrestation par la GRC des 14 personnes au campement Gidimt'en, de la Première Nation Wet'suwet'en, des opposants au projet s'étaient déplacés vers le campement Unist'ot'en.

Le campement Unist'ot'en a été établi en 2010 par des membres de la Première Nation Wet'suwet'en pour empêcher l'entreprise TransCanada d’avoir accès à une route près de Houston, à environ 300 km à l’ouest de Prince George, pour commencer les travaux sur son projet de gazoduc Coastal GasLink. Ce pipeline servirait à transporter du gaz naturel du nord-est de la Colombie-Britannique vers la côte, où LNG Canada doit construire un important terminal.

Carte du gazoduc Coastal GasLink

Les opposants estiment que TransCanada n’a pas obtenu le consentement des chefs héréditaires pour la construction de ce gazoduc qui doit traverser leur territoire. Toutefois, l'entreprise affirme que les Premières Nations situées le long du tracé du gazoduc ont consenti à sa réalisation.

John Horgan espère une solution dans le calme

J’ai bon espoir qu’une solution sera trouvée dans le calme et que le dialogue se poursuivra, a déclaré M. Horgan en conférence de presse. Il estime néanmoins qu’il ne s’agit pas d’un enjeu qui se réglera rapidement.

Le politicien reconnaît le droit des opposants de manifester, mais assure que le projet de pipeline Coastal GasLink de TransCanada a reçu l'approbation des Premières Nations le long du tracé. Il reconnaît que des chefs héréditaires continuent de s’y opposer : Nous continuons de dialoguer sur une vaste gamme d’enjeux avec eux et d’autres communautés.

Justin Trudeau n’ira pas dans le nord

Le premier ministre, Justin Trudeau, qui est en visite à Kamloops en Colombie-Britannique mercredi a indiqué qu’il ne se rendrait pas dans le nord de la province où se trouvent les opposants pour ne pas attiser les tensions. L'important, c'est de tenter de calmer la situation un peu, a-t-il  indiqué lors d’une entrevue avec CBC.

Selon le premier ministre, le fait que des policiers ont arrêté des manifestants pour faire respecter une injonction de la cour n’est pas une situation idéale, mais il soutient du même coup que le Canada est un état de droit.

Colombie-Britannique et Yukon

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