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La Banque du Canada maintient son taux directeur à 1,75 %

Stephen Poloz, gouverneur de la Banque du Canada, et Carolyn Wilkins, première sous-gouverneure, au sortir de la banque mercredi le 24 octobre 2018 à Ottawa.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Radio-Canada

La Banque du Canada maintient le taux cible du financement à un jour à 1,75 %. La banque centrale agit ainsi en raison des signes de ralentissement économique observés ces derniers mois autant dans le monde qu'au Canada.

Selon la Banque du Canada, « l’expansion économique mondiale continue de se modérer », ce qui devrait entraîner un certain ralentissement, selon l’institution qui prévoit une croissance économique de 3,4 % cette année, alors qu’elle était de 3,7 % en 2018.

Bien que la croissance demeure solide aux États-Unis, la perspective d’un conflit commercial prolongé entre la Chine et les États-Unis ainsi que la baisse mondiale des prix du pétrole brut, qui touche directement l’économie canadienne, incitent la banque centrale à la prudence.

La guerre commerciale entraîne des conséquences négatives globales qui vont continuer de s’accentuer si ce conflit n’est pas résolu et plus encore s’il s’envenime.

Stephen Poloz, gouverneur de la Banque du Canada

« La chute des prix mondiaux du pétrole a un effet important sur les perspectives canadiennes », prévient la Banque du Canada dans un communiqué.

Les prix du pétrole brut, qui ont chuté de 25 % sous les prévisions en novembre dernier, ont en effet engendré un sérieux coup de frein des investisseurs dans le domaine pétrolier, qui est l’un des principaux moteurs économiques du pays.

« Ces prix plus bas s’expliquent principalement par les hausses soutenues de l’offre de pétrole américain et, plus récemment, par les inquiétudes accrues au sujet de la demande mondiale », précise la Banque du Canada.

TAUX DIRECTEUR

À ces facteurs de ralentissement s’ajoutent les dépenses de consommation des ménages canadiens qui ont été moins importantes que prévu et un ralentissement des investissements immobiliers ces derniers mois au pays.

En conséquence, l'institution estime maintenant que le PIB réel devrait croître de 1,7 % en 2019, soit 0,4 point de pourcentage de moins que dans ses perspectives d'octobre.

Considérant la situation et l’inflation qui est contenue dans la fourchette des 2 %, la Banque du Canada a préféré attendre et observer l’évolution de la situation avant de hausser son taux directeur.

Les explications de l'économiste Sébastien Lavoie

L’institution prévient cependant qu’il devra y avoir des hausses nécessaires du taux directeur en 2019, mais pas pour le moment.

La Banque du Canada souligne par ailleurs que la situation économique demeure bonne au Canada, qui affiche une croissance de l’emploi soutenue et un taux de chômage à son plus bas niveau en 40 ans.

En ce qui concerne l’avenir, les exportations et les investissements hors énergie devraient progresser à un rythme solide, soutenus par la demande étrangère, l’Accord Canada–États-Unis–Mexique, le dollar canadien plus bas et les mesures fiscales fédérales visant les investissements.

Extrait d'un communiqué de la Banque du Canada
Avec les informations de La Presse canadienne