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Premier jour des audiences autour de l'abrogation du programme d'éducation sexuelle

Sam Hammond, président de la Fédération des enseignants de l'élémentaire de l'Ontario lors de la conférence de presse devant la Cour supérieure de l'Ontario, à Toronto.

Sam Hammond, président de la Fédération des enseignants de l'élémentaire de l'Ontario

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Nadeau

Camille Feireisen

La Fédération des enseignants de l'élémentaire de l'Ontario (FEEO) et l'Association canadienne des libertés civiles (ACLC) ont saisi les tribunaux pour faire révoquer le programme d'éducation sexuelle des conservateurs, en invoquant la Charte canadienne des droits et libertés. Les audiences débutent mercredi matin.

La FEEO a tenu une conférence de presse devant la Cour supérieure de l'Ontario avant le début des audiences, qui auront lieu devant la Cour divisionnaire et dureront deux jours.

Le président de la FEEO, Sam Hammond, conteste l'élimination du programme de 2015 et la création d'un site web de dénonciation pour rapporter les enseignants qui abordent les notions de ce programme durant leurs cours.

L'ancien programme d’éducation sexuelle que le gouvernement Ford a rétabli pour remplacer celui des libéraux n’est pas à jour, et son enseignement sera dommageable pour les enfants, les enseignants et les parents.

Sam Hammond, président de la FEEO

La FEEO et l'ACLC réclament un retour à l’enseignement du programme mis à jour, adopté en 2015. Selon eux, l'abrogation du nouveau programme d'éducation sexuelle est inconstitutionnelle, car elle met les élèves en danger.

Je ne sais pas comment je peux m’empêcher d’enseigner des concepts importants d’identité sexuelle et de consentement, a ajouté l’enseignante Cindy Gangaram, une membre du recours judiciaire déposé par la FEEO.

Le directeur général de l’Association canadienne des libertés civiles, Michael Bryant, explique pour sa part que le recours judiciaire contre la province est nécessaire pour des questions d’égalité. C’est de l’homophobie et de la discrimination, considère-t-il.

Selon lui, les enjeux sont importants dans la mesure où les deux jours devant les tribunaux vont permettre de déterminer si un gouvernement peut revenir en arrière, à une époque où les gens ne parlaient pas de la communauté LGBTQ.

Le directeur général de l’Association canadienne des libertés civiles, Michael Bryant.

L’avocat de l’Association canadienne des libertés civiles, Michael Bryant

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Nadeau

Le porte-parole du NPD aux affaires LGBTQ, Terence Kernaghan, estime pour sa part que le gouvernement a le droit de réviser un programme scolaire, mais qu’il a aussi la responsabilité de s’assurer que les élèves sont respectés, valorisés et se sentent en sécurité.

De son côté, le gouvernement provincial prévoit faire valoir que sa décision d'éliminer des éléments du programme d'éducation sexuelle ne contrevient en rien à la Constitution et ne représente pas un manquement aux droits de la personne.

La Constitution du Canada n'inscrit aucun programme d'études en particulier dans les écoles élémentaires. Elle n'impose pas d'enseigner des sujets concernant la santé sexuelle, la précision des détails à apporter ou les classes dans lesquelles ces cours doivent être introduits, est-il écrit dans les arguments déposés par le gouvernement.

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