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Trafic d’armes : le maire de Toronto espère une sentence sévère

Le portrait de police d'un homme
Randy Jackson a plaidé coupable. Photo: Photo offerte par la Police de Toronto
CBC News

Le maire de Toronto, John Tory, a déclaré espérer qu'un juge punisse sévèrement un citoyen américain qui a admis avoir pratiqué le trafic d'armes. Les armes à feu qui ont traversé la frontière en raison de l'accusé se sont retrouvées sur divers lieux de crime dans la région du Grand Toronto.

« J'espère qu'il sera condamné à une longue peine de prison. C'est ce qu'il mérite », a déclaré M. Tory en réponse aux questions des journalistes mardi.

Randy Jackson a plaidé coupable devant la Cour de justice de l’Ontario lundi de quatre chefs d’accusation de trafic d’armes et a déclaré au juge qu’il éprouvait des remords. Dans un accord de plaidoyer, la Couronne et la défense ont demandé que la peine prononcée contre Jackson reflète chacune des 67 armes qui sont au pays à cause de lui.

Jackson devrait être condamné par le juge Riun Shandler vendredi.

« Je veux dire que cet homme (...) n'a évidemment jamais songé au chaos que ses activités criminelles pourraient causer dans la ville de Toronto », a ajouté le maire.

« Maintenant, 67 armes à feu plus tard, et Dieu sait combien de morts et de blessés et de traumatismes causés aux communautés... J'espère que le juge sera très dur. »

Un homme en complet bleu et cravate rouge.John Tory, le maire de Toronto Photo : Radio-Canada / Lyne-Françoise Pelletier

Jackson, qui vivait à Lansing, dans le Michigan, a attiré l'attention de la police de Toronto en juillet 2017 lorsqu'une arme de poing Glock 19 9mm chargée a été retrouvée au cours de l'une de leurs enquêtes.

Jackson avait acheté le pistolet et des dizaines d’autres auprès de revendeurs d’armes à feu à Détroit, à Port Huron et à Ann Arbour, puis les avait apportés de l’autre côté de la frontière pour les vendre en Ontario sur le marché noir. Selon la déclaration commune, 32 des 67 armes à feu que Jackson a passées en contrebande au Canada étaient des armes de poing Glock.

À plusieurs reprises, la police a remarqué que Jackson avait acheté les armes à feu le jour même où il avait traversé la frontière.

Selon la déclaration commune, la police torontoise a découvert une tendance après avoir appris que Jackson avait une conjointe et un enfant à London, en Ontario.

Pendant la semaine, Jackson travaillait aux États-Unis. Les fins de semaine, il traversait la frontière avec un laissez-passer Nexus - un programme volontaire conçu pour accélérer le passage des voyageurs préautorisés à faible risque au Canada et aux États-Unis - et se rendait à London pour y voir sa famille.

Pour procéder à l'arrestation, l'unité des armes à feu du service de police de Toronto a demandé à l'Agence des services frontaliers du Canada d'arrêter Jackson la prochaine fois qu'il tenterait de franchir la frontière depuis Port Huron, dans le Michigan.

Le 12 octobre 2017, l'ASFC a désigné Jackson pour une inspection secondaire lorsqu'il tentait de traverser la frontière. Les agents ont découvert trois armes à feu dissimulées dans son pantalon.

M. Tory croit que le système de justice doit en faire plus pour empêcher des personnes comme Jackson de faire passer en contrebande des armes à feu au Canada.

« Je pense que nous n'envoyons pas le message fort et clair qui est nécessaire que c'est un comportement criminel totalement inacceptable qui menace la sécurité d'une ville. J'espère donc que cet homme sera condamné à une peine de prison substantielle », a-t-il déclaré aux journalistes mardi.

Toronto

Armes à feu