•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Nouvelles saisies de cannabis dans une Première Nation en Ontario

Pot de cannabis renversé sur une table en bois.
La Police provinciale de l'Ontario cible les boutiques de cannabis illégales. Photo: iStock
Radio-Canada

Pour une deuxième fois en moins d'une semaine, les policiers font des perquisitions dans des magasins illégaux de cannabis dans le Nord-Est de l'Ontario. Cette fois, c'est la Première Nation de Henvey Inlet, dans la région de Parry Sound, qui a été ciblée par la Police provinciale de l'Ontario (PPO).

Des produits de cannabis totalisant près de 191 000 $ et des milliers de dollars en espèces ont été saisis dans deux boutiques, l'une sur le chemin Bekanon et l'autre sur la route 69.

Trois personnes, deux hommes et une femme, ont été arrêtés et doivent répondre à diverses accusations liées à la possession dans le but de vendre des produits illégaux de cannabis.

Elles ont été libérées sous promesse de comparaître en cour le 28 février au palais de justice de Parry Sound.

Les perquisitions ont été effectuées le 4 janvier.

La PPO , cette fois aidée de la police autochtone Anishinabek, avait aussi arrêté six personnes la veille, à la suite de perquisitions similaires dans la Première Nation de Wahnapitae.

L’objectif est de démanteler les groupes du crime organisé, d’éliminer l’offre de cannabis illégal, de retirer les entreprises illégales telles que les boutiques ou les magasins en ligne, et de cibler les produits de la criminalité, a déclaré la PPO dans un communiqué de presse.

Réactions des Premières Nations

Le grand chef du conseil de la Nation Anishinabek, Glen Hare, défend les perquisitions.

Tous ces magasins que l’on voit, ils ne sont pas légaux, explique-t-il. La loi doit prévaloir.

Le grand chef du Grand conseil de la Nation Anishinabek, Glen Hare, prend la parole en conférence de presse.Le grand chef du conseil de la Nation Anishinabek, Glen Hare Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Ratel

S’il ne croit pas que les Premières Nations sont injustement ciblées par la PPO, il aimerait toutefois que plus de ressources en matière d’éducation soient déployées dans les communautés autochtones.

Toronto a reçu 10 000 000 $, je crois, pour éduquer sa population [au sujet des enjeux de la légalisation du cannabis], soutient le grand chef. Même les plus petites municipalités reçoivent des milliers de dollars. Mais les Premières Nations n’obtiennent rien, zéro.

L’ancien chef régional ontarien de l’Assemblée des Premières Nations, Isadore Day, soutient pour sa part que le plan provincial de légalisation du cannabis exclut les Premières Nations.

Photo d'un homme autochtone portant un couvre-chef avec des plumes.Isadore Day à l'Assemblée législative de l'Ontario alors qu'il était le chef régional ontarien. Photo : La Presse canadienne / Chris Young

Tout en soulignant la part de la responsabilité des leaders autochtones, il note que seules les municipalités comptant au moins 50 000 habitants pourront recevoir les 25 premiers permis de vente au détail.

Le meilleur des cas serait de créer de l’espace pour les entrepreneurs autochtones afin de ne pas les laisser pour compte, a-t-il déclaré en entrevue avec CBC.

Crimes et délits

Justice et faits divers