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Le nouveau directeur de l’Association des juristes d'expression française du Manitoba entre en fonction

Guy Jourdain.

Guy Jourdain a pris ce mardi ses fonctions de nouveau directeur général de l'Association des juristes d'expression française

Photo : Radio-Canada

Après quatre ans d'inactivité, l'Association des juristes d'expression française du Manitoba (AJEFM) reprend son travail. Son nouveau directeur général, Guy Jourdain, est entré en poste mardi et veut redonner son dynamisme à l'association.

Pour Guy Jourdain, quitter son poste de représentant du Commissaire aux langues officielles pour les régions du Manitoba et de la Saskatchewan afin de siéger à l’AJEFM est comme un retour « à ses amours de jeunesse ».

La reprise de l’AJEFM était une demande tant de la communauté francophone que des juristes, selon le nouveau directeur général.

« L’association des juristes va reprendre ses activités de revendications politiques, de vulgarisation du droit et de sensibilisation aux droits linguistiques », explique-t-il.

Infojustice se joint à l’AJEFM

Le retour du service inclut un nouveau volet avec l’ajout du centre Infojustice, un service mis en place il y a deux ans par la Société de la francophonie manitobaine (SFM).

Le centre héberge d’ailleurs maintenant les bureaux de l’AJEFM.

« Le transfert administratif s’est déroulé pendant l’automne et, à partir de cette semaine, l’AJEFM gère le centre Infojustice et offre des services d’information juridique au grand public francophone gratuitement », précise Guy Jourdain.

Infojustice permet de vulgariser les cadres législatifs au grand public. « On ne peut pas donner des conseils juridiques personnels, mais on peut expliquer les règles qui s’appliquent », ajoute Guy Jourdain.

Selon lui, ces services sont d’autant plus utiles avec l’essor de l’immigration dans les communautés francophones en situation minoritaire.

« Ils doivent trouver un logement, inscrire leurs enfants dans les écoles, certains vont vouloir demander le statut de réfugié. C’est important que quelqu’un soit là pour les appuyer », explique le nouveau directeur général.

Retrouver des membres pour l’association

L’AJEFM regroupe des juristes d’expression française. Si l’association a pu connaître des pics avec plus de 120 membres par le passé, aujourd’hui il faut en retrouver.

« On veut aller chercher à nouveau des membres, et dans bien de cas des anciens membres », affirme Guy Jourdain.

Il ajoute qu’avant l’arrêt des opérations de l’association il y a quatre ans, cette dernière « était vue comme une des associations de juristes parmi les plus dynamiques au Canada ».

Pour lui, cela est surtout dûe à la communauté très soudée des juristes au Manitoba.

Tout le monde se connaît et les gens travaillent bien ensemble.

Guy Jourdain,nouveau directeur général de l'AJEFM

Sur son ancien poste de représentant du Commissariat aux langues officielles pour les régions du Manitoba et de la Saskatchewan, il garde un bilan positif avec des succès comme le Plan d’action pour les langues officielles ou les garanties linguistiques en cas de divorce.

Encore de défis pour les langues officielles

Guy Jourdain reconnaît que le poste contient des défis pour celui ou celle qui prendra sa suite : « On sent un recul en Ontario, au Nouveau-Brunswick lors des dernières élections, le Bureau d'éducation française au Manitoba a perdu des plumes aussi », dit-il.

Il affirme que le Commissariat doit faire un travail d’encadrement et de vigie qui est encore plus important aujourd’hui.

« Il faut être vigilant à ce qui se passe ici et transmettre l’information à nos collègues du siège social à Gatineau. C’est beaucoup un travail d’ambassadeur auprès des organismes francophones et des institutions fédérales », affirme Guy Jourdain.

Pour le prochain représentant du Commissaire, qui sera choisi par concours de la fonction publique, deux dossiers principaux restent sur le feu.

Tout d’abord l’immigration qui « entraîne un renouvellement et une transformation de nos communautés en milieu minoritaire. C’est un dossier à surveiller et à encourager », affirme-t-il.

Puis, la question de la modernisation de la Loi sur les langues officielles qui doit, selon Guy Jourdain, être observée de près pour s’assurer que les engagements politiques du gouvernement Trudeau soient tenus après les élections fédérales d’octobre 2019.

Avec des informations de Patrick Foucault

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