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Face-à-face bruyant entre pro et antipipelines à Calgary

Trois personnes tiennent des pancartes en faveur des droits des Premières Nations.

Plusieurs dizaines de personnes se sont rassemblées devant les bureaux de Transcanada mardi en faveur des droits des Premières Nations.

Photo : Radio-Canada / Charlotte Dumoulin

Tiphanie Roquette

Les chants autochtones et les appels au respect de la souveraineté des Premières Nations se sont mêlés aux slogans « Construisez ce pipeline » scandés lors d'une double manifestation aux idées opposées devant les bureaux de TransCanada, à Calgary.

Comme un peu partout au pays, un rassemblement avait été organisé dans la métropole albertaine pour soutenir des membres de la Première Nation Wet’suwet’en, en Colombie-Britannique, qui s’opposent à la construction du gazoduc Coastal GasLink de l'entreprise TransCanada.

Le groupe propipelines Rally 4 Resources avait cependant appelé à une contre-manifestation en réaction.

Trois hommes tiennent des pancartes en faveur du pétrole canadien.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des partisans pro-pipeline ont montré leur désaccord avec la manifestation en soutien à la Première Nation Wet'suwet'en.

Photo : Radio-Canada / Charlotte Dumoulin

Un cordon d’une vingtaine de policiers a empêché la rencontre des deux groupes, totalisant environ 120 personnes devant les portes de l’entreprise de pipelines. Cela n’a cependant pas empêché chacun des camps de faire entendre sa voix, dans un brouhaha assourdissant.

« Cet événement dépasse Calgary [...] Ce sont les droits des Premières Nations qui sont en jeu », a lancé Michelle Robinson, l’organisatrice du mouvement en soutien aux membres protestataires de la Première Nation Wet’suwet’en.

Curtis Running Rabbit-Lefthand a exprimé son découragement face à la contre-manifestation des partisans propipelines. « Ces gens qui ont le privilège de travailler sur notre territoire nous manquent de respect », a-t-il affirmé.

De l’autre côté, les partisans des pipelines ont appelé à la fin des obstacles qui se dressent contre l’exploitation des ressources naturelles. « Les ressources canadiennes sont les plus environnementales au monde », a clamé Lynn Nellis, du groupe Canada Action. « Nous ne comprenons pas ces manifestations, alors que les gouvernements fédéral, provincial et des Premières Nations sont en faveur [de ce gazoduc]. »

Journée de solidarité internationale

Des dizaines de mouvements de protestations similaires sont organisées un peu partout en Amérique du Nord au lendemain de l’arrestation de 14 personnes opposées au projet de TransCanada.

La Gendarmerie Royale du Canada (GRC) a indiqué qu’elle faisait respecter une injonction permettant à TransCanada d’avoir accès à une route forestière qui était bloquée par des membres de la Première Nation Wet’suwet’en.

Ceux-ci soutiennent que la compagnie n’a pas obtenu le consentement de ses chefs héréditaires pour aller de l’avant avec le chantier.

Le projet de gazoduc

Le projet de pipeline Coastal GasLink prévoit de s’étendre sur quelque 700 kilomètres en traversant des terres autochtones entre Dawson Creek et Kitimat, le port où doit voir le jour le projet d’exploitation de gaz naturel liquéfié de 40 milliards de dollars de LNG Canada.

TransCanada affirme de son côté avoir signé des ententes avec toutes les Premières Nations le long du tracé du pipeline.

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