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Le vote sur le Brexit prévu le 15 janvier, des députés craignent pour leur sécurité

Des manifestants pro et anti-Brexit ont manifesté devant le Parlement, à Londres, mardi.

Des manifestants pro et anti-Brexit ont manifesté devant le parlement à Londres, mardi.

Photo : Reuters / Henry Nicholls

Radio-Canada

Les députés britanniques voteront le 15 janvier sur l'accord de Brexit négocié entre Londres et l'Union européenne, a déclaré mardi un porte-parole de Downing Street à l'issue d'une réunion du cabinet restreint.

Les débats sur ce texte doivent reprendre mercredi à la Chambre des communes. Mais son adoption demeure très compromise tant il est décrié à la fois par les « Brexiters » et par les europhiles.

Theresa May a de nouveau démenti toute intention de reporter la rupture avec l'UE, a précisé le porte-parole de la première ministre britannique.

« Le débat débutera demain, sous réserve que le Parlement approuve une motion de travail. La première ministre a déclaré qu'elle clôturerait le débat mardi prochain, le 15 janvier, date à laquelle le vote aura lieu », a-t-il ajouté.

La première ministre a déclaré qu'elle continuait à travailler avec Bruxelles pour obtenir des assurances susceptibles de convaincre les députés, après s'être déjà entretenue avec des dirigeants européens pendant la période de Noël.

Face au risque d'impasse et de sortie sans accord, synonyme de rupture brutale des liens tissés depuis plus de quatre décennies, Londres envisage de retarder la date de sa sortie de l'UE, affirme mardi le Telegraph.

Plusieurs sources européennes ont indiqué au quotidien britannique que les autorités britanniques « tâtaient le terrain » pour demander une éventuelle extension de l'article 50 du Traité de l'UE, qui régit le départ d'un État membre.

Des informations cependant démenties par le gouvernement. « Nous sommes très clairs : la politique du gouvernement est que l'article 50 ne peut pas être prolongé », a commenté le secrétaire d'État au Brexit, Martin Callanan, à son arrivée mardi à une réunion entre ministres européens à Bruxelles.

Des députés inquiets pour leur sécurité

Une soixantaine de députés britanniques, partisans comme adversaires du Brexit, ont par ailleurs écrit à la police de Londres pour dénoncer les bruyantes et houleuses manifestations organisées devant le parlement de Westminster, qui portent selon eux atteinte à l'ordre public et à la sécurité des élus.

Envoyée à Cressida Dick, la patronne de Scotland Yard, la lettre est notamment signée par le président de la Chambre des communes, John Bercow. Les députés signataires y pointent du doigt des individus « liés à l'extrême droite » se « livrant de plus en plus à des actes d'intimidation, potentiellement criminels, envers des députés, des journalistes, des militants ».

La dernière victime en date est la députée du Parti conservateur Anna Soubry, favorable à un second référendum, traitée de « nazie » lundi par des manifestants pro-Brexit.

Le gouvernement a « condamné la façon inacceptable et honteuse avec laquelle Anna Soubry a été traitée », et « la première ministre a dit que ce n'était pas comme ça que les débats devaient être conduits dans notre pays », a déclaré un porte-parole de Downing Street à l'issue d'un conseil des ministres.

Mme Soubry a décrit mardi un petit groupe de gens « errant autour de Westminster et intimidant les gens ». « La ligne avait déjà été franchie en décembre lorsque des journalistes avaient été attaqués », a raconté la députée à la chaîne ITV, reprochant à la police de ne pas intervenir.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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