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Du poulet produit in vitro bientôt dans vos assiettes, affirme un scientifique

Matt Anderson-Baron est vêtu d'un sarrau, assis dans son laboratoire.
La production d'une livre de poulet en laboratoire coûte environ 2500 $, selon le scientifique Matt Anderson-Baron. Photo: Radio-Canada/Courtoisie / Matt Anderson-Baron

La viande de poulet qui se retrouvera à l'avenir dans nos assiettes ne proviendra peut-être plus des fermes, mais bien d'un laboratoire. Depuis un an et demi, un scientifique albertain fait des tests pour élaborer les premiers échantillons de poulet produits à partir de cellules souches au pays.

Selon Matt Anderson-Baron, les Canadiens n'attendront plus bien longtemps pour goûter au poulet qu'il produit dans son laboratoire à l'Université de l'Alberta.

« J'estime à environ 5 ans le début de la commercialisation de ce poulet », affirme le scientifique.

Selon lui, en fermant les yeux, il devrait être difficile de distinguer le goût d'un poulet produit in vitro de celui d'un poulet d'élevage.

Notre but, c'est de les rendre complètement indissociables. C'est un défi parce que nous voulons garder le goût du poulet gras que nous connaissons. Mais, d'autres entreprises à l'étranger ont réussi à le faire.

Matt Anderson-Baron, scientifique

Sa jeune entreprise, Future Fields, est par ailleurs la seule au pays qui tente ce procédé avec de la volaille, constate-t-il. La méthode est semblable à celle utilisée pour le boeuf cultivé en laboratoire : la viande est produite à partir des cellules musculaires d'une poule vivante.

Les prix de production sont semblables pour le boeuf et le poulet. En 2013, le coût de production d'un morceau de viande en laboratoire pouvait coûter près de 250 000 $, mais le prix a considérablement baissé, affirme Matt Anderson-Baron.

« Aujourd'hui, c'est plutôt 2500 $ la livre. C'est encore trop cher pour faire concurrence au marché traditionnel, mais c'est déjà beaucoup mieux », ajoute-t-il.

Matt Anderson-Baron dit qu'il ne souhaite pas éradiquer l'industrie traditionnelle, mais contribuer à la lutte contre les changements climatiques en réduisant l'empreinte écologique de l'industrie.

« Il y aura toujours une place pour les méthodes classiques, mais avec la population mondiale qui grandit, la demande de protéines de viande continue d'augmenter. Il s'agit de trouver une façon d'être en complémentarité de l'industrie », explique-t-il.

L'empreinte écologique des deux méthodes de production est dure à comparer pour l'instant, selon Matt Anderson-Baron, mais les données seront plus faciles à évaluer lorsque le poulet produit in vitro parviendra à percer l'univers de la commercialisation.

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