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Quand les commerçants apprivoisent l'accalmie suivant les Fêtes

Des voitures laissent traverser deux piétons sur la rue Saint-Germain.
Centre-ville de Rimouski. Photo: Radio-Canada

Après un temps des Fêtes très achalandé, c'est la saison morte qui commence pour bien des commerçants de l'Est-du-Québec et d'ailleurs dans la province. Une réalité qui se répète chaque année. Plusieurs en profitent pour prendre un temps de repos, alors que d'autres entrepreneurs développent des stratégies pour mieux passer à travers cette période de ventes plus faibles.

Même si quelques décorations de Noël sont toujours en place, il n'y a pas de doute : les Fêtes sont bel et bien terminées pour les consommateurs qui réduisent leurs dépenses.

On paye ce qu'on a dépensé en décembre!

Rosalie Bélanger, consommatrice

[On dépense] un peu moins en janvier, ne serait-ce que parce qu’il y a moins de festivités, de cadeaux, de repas, donc moins de dépenses nécessairement en janvier, indique un autre consommateur, Éric Carrier.

Pendant que les gens prennent soin de leur portefeuille, les commerçants voient un impact bien réel sur leurs ventes.

Marie-Josée Pineault pose dans sa boutique« Dès le début janvier, c'est calme, il n'y a presque plus personne qui se promène sur la rue et qui magasine. » - Marie-Josée Pineault Photo : Radio-Canada / Ariane Perron-Langlois

À la boutique Chez Georges-Émile à Rimouski, l'achalandage a diminué de moitié comparativement à décembre. Un phénomène normal, selon la propriétaire.

De Noël à janvier, c'est drastique. […] On se fait des réserves, on fait attention à nos sous, on coupe un peu les heures. On passe à travers de toute façon, on n’a pas le choix.

Marie-Josée Pineault, propriétaire de Chez Georges-Émile

Marie-Josée Pineault profitera de l'accalmie pour fermer la boutique pour prendre quelques jours de vacances.

De l'autre côté de la rue, les propriétaires de la Boucherie des Halles et de Fromage en tête ont aussi vu les ventes chuter dramatiquement au cours de la dernière semaine. Ils profitent de cette période plus calme pour développer l'entreprise.

Ce qu'on peut penser comme marketing, s'il y a de nouveaux produits qu'on veut aller chercher, rencontrer les fournisseurs, c'est le temps de faire ça, des dégustations, planifier nos affaires, explique l'entrepreneur Kaven Brillant.

Le copropriétaire Kaven Brillant pose devant son commerce.Kaven Brillant observe une baisse de 40% de ses ventes en janvier et en février, par rapport à l'ensemble de l'année. Photo : Radio-Canada / Ariane Perron-Langlois

C'est là qu'on planifie plus le reste de l'année, parce que dans de grosses périodes, on n’a pas le temps, on ne pense pas à ça pantoute!

Kaven Brillant, copropriétaire de la Boucherie des Halles et de Fromage en Tête

La boucherie a réduit les heures de ses employés, mais il est hors de question de les mettre à pied.

Des employeurs sensibilisés

Les entreprises seraient de plus en plus nombreuses à éviter les mises à pied pour s'assurer de garder leur personnel, en raison de la pénurie de main-d'œuvre.

C'est sûr que les commerçants, de plus en plus, sont sensibilisés à ça. Ce que je vois, et c'est très favorable, la tendance, que ce soit en manufacturier ou en commerce du détail, les gens vont maintenir les gens en emploi, vont éviter le plus possible les périodes de chômage. Souvent, les périodes de chômage vont être volontaires, si les gens le veulent. Sinon, ils vont leur faire faire autre chose, de la planification, des tâches qui attendaient, on parle d'inventaire aussi, indique la présidente de la Chambre de commerce et de l'industrie Rimouski-Neigette, Catherine Lavoie.

Cette période plus calme pour les commerçants devrait s'étirer encore plusieurs semaines. Ils s'attendent à ce que les clients reviennent en plus grand nombre en même temps que le printemps.

D’après les informations d’Ariane Perron-Langlois

Bas-Saint-Laurent

Commerce