•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Maintenu ou annulé : le casse-tête du transport scolaire en hiver

Une petite fille se dirige vers son autobus scolaire en pleine tempête de neige.
Les consortiums gérant le transport scolaire des élèves fonctionnent de manière indépendante. Photo: The Associated Press / Robert Kirkham
Bienvenu Senga

Pourquoi des régions limitrophes où sévissent des conditions météorologiques similaires n'ont parfois pas le même accès au transport scolaire lors des journées d'intempéries?

La réponse est simple : les consortiums qui gèrent le transport des élèves prennent leurs décisions quotidiennes de manière indépendante.

Lundi matin, des avertissements de tempête hivernale étaient en vigueur autant à Elliot Lake qu’à Espanola, dans le Nord de l’Ontario. Les deux municipalités sont desservies par des consortiums de transport scolaire différents.

Des chutes de neige dont la quantité varie entre 15 et 25 cm y sont prévues pour la journée.

Si le Consortium de services aux élèves de Sudbury, qui s’occupe du transport scolaire dans la région d’Espanola, a tout de même choisi de maintenir le transport scolaire, l’Algoma & Huron-Superior Transportation Services a annulé le transport scolaire sur tout son territoire, qui comprend Elliot Lake.

Lundi, le Consortium des services aux élèves de Sudbury a choisi de maintenir le transport scolaire parce que [la tombée de neige] n’avait pas encore commencé le matin , selon sa directrice générale, Renée Boucher.

Processus du Consortium de services aux élèves de Sudbury

  • S’enquérir des conditions routières dès 4 h du matin auprès des fournisseurs de transport scolaire.
  • Le Consortium prend sa décision d’offrir ou non le transport scolaire.
  • Le Consortium communique sa décision aux conseils scolaires.

Habituellement, on n’annule pas [le transport scolaire en se basant] sur des prévisions sauf si on prévoit de la pluie verglaçante. Pour la neige, on ne ferait pas d'annulation.

Renée Boucher, directrice générale du Consortium de services aux élèves de Sudbury
Une femme vêtue d'une veste noireRenée Boucher est directrice générale du Consortium de services aux élèves de Sudbury. Photo : Radio-Canada / Jean-Loup Doudard

Un souci de sécurité

L’Algoma & Huron-Superior Transportation Services, lui, a opté pour l’annulation principalement de peur de ne pas pouvoir ramener les élèves à bon port en après-midi.

Processus de l’Algoma & Huron-Superior Transportation Services

  • S’enquérir, tôt le matin, des prévisions météorologiques et des conditions routières auprès des fournisseurs de transport scolaire.
  • En se basant sur les commentaires de ces derniers, le consortium suggère aux conseils scolaires une décision à prendre quant à l’offre du transport scolaire.
  • La décision finale est prise de commun accord entre le consortium et les conseils scolaires. Le consortium précise toutefois que les conseils appuient quasiment toujours son avis.

Ce matin, nous aurions probablement pu déposer les élèves à l’école [...], mais généralement, lorsque nous savons qu’il pourrait y avoir des problèmes en plein milieu de la journée, on décide de ne pas les emmener à l’école du tout, explique le superviseur du consortium, Steve Fratesi.

Les chauffeurs d’autobus au service du consortium sudburois, eux, surveillent l’état des routes pendant la journée et modifient leur trajet de retour en conséquence, après que les parents d’élèves aient été avertis.

Les deux entités confirment qu’elles ne se consultent pas mutuellement avant de prendre leurs décisions le matin, même si certaines des localités qu’elles desservent sont frontalières.

Des choix qui ne font jamais l’unanimité

Selon Renée Boucher, même lorsqu’elle s’impose, l’annulation du transport scolaire ne semble jamais recevoir l’aval de tous les parents.

J’ai parfois des appels pour me demander pourquoi on annule, [on me dit qu’]on demeure dans le Nord de l’Ontario, qu’on doit vivre avec [les intempéries], et si on n’annule pas, j’ai des parents qui me demandent pourquoi on n’a pas annulé, fait savoir la directrice générale.

Même si elles ne sont pas nombreuses, des plaintes similaires sont adressées directement au Conseil scolaire catholique du Nouvel-Ontario (CSCNO).

Parfois, on ne plaît pas à tout le monde, mais on tente vraiment d’assurer la sécurité des élèves.

Cathy Modesto, surintendante aux affaires et aux finances au CSCNO

Le Conseil scolaire dispose d’écoles desservies tant par le Consortium de services aux élèves de Sudbury que par l’Algoma & Huron-Superior Transportation Services.

En général, les deux façons de fonctionner des consortiums répondent à nos besoins, indique la surintendante aux affaires et aux finances du CSCNO, Cathy Modesto.

Nord de l'Ontario

Transports