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Nétanyahou rejette les allégations de corruption dans un discours télévisé

Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou.
Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou (archives) Photo: Radio-Canada
Agence France-Presse

La présidence du Conseil en Israël avait présenté le discours télévisé du premier ministre Benyamin Nétanyahou, lundi, comme une « annonce dramatique ». Finalement, son allocution, diffusée aux heures de grande écoute, n'était qu'un nouvel appel à rejeter une série d'allégations de corruption qui pèsent contre lui.

Le premier ministre israélien, menacé d'une possible inculpation à trois mois d'un scrutin clé, a notamment demandé à être confronté aux témoins à charge dans l'enquête pour corruption le visant.

« Je n'ai rien à cacher, ce soir, j'exige d'être confronté avec ces témoins et pour ma part, je veux bien le faire en direct, que le public voit tout, entende tout et sache la vérité », a-t-il déclaré lors d'une courte allocution télévisée diffusée au début du journal de 20 h sur plusieurs chaînes.

Le premier ministre a dit avoir déjà fait une demande en ce sens auprès des enquêteurs, mais que celle-ci avait été rejetée.

Je contredirai toutes leurs déclarations, car je connais la vérité et j'en suis convaincu à 4000 %.

Benyamin Nétanyahou

M. Nétanyahou faisait allusion avec ce chiffre au « dossier 4000 », dans lequel la police cherche à savoir si les Nétanyahou ont tenté de s'assurer les grâces de la part d'un site d'information en contrepartie de faveurs gouvernementales accordées à un grand groupe de télécommunications.

À trois mois d'élections législatives anticipées, le premier ministre mène l'offensive contre les investigations qui le visent pour corruption présumée plus que contre ses adversaires, une menace redoutable pour son avenir politique.

Si les sondages donnent Benyamin Nétanyahou favori du scrutin, une éventuelle inculpation risquerait de bouleverser la donne.

Après des mois d'investigations qui ont tenu les Israéliens en haleine, la police a recommandé l'inculpation de M. Nétanyahou dans trois affaires de corruption présumée.

Benyamin Nétanyahou avait déjà annoncé qu'il ne démissionnerait pas s'il était convoqué à une audition avant les élections.

On ne lance pas une audition avant les élections si on n'est pas capable de conclure [l'enquête] avant les élections.

Benyamin Nétanyahou

Il a qualifié le procédé d'« injuste ». L'audition préalable à l'inculpation est une étape cruciale de la procédure israélienne. Un individu y a une dernière chance de convaincre l'accusation de ne pas le renvoyer devant un tribunal.

Le ministère de la Justice ne réagira pas à toute remise en question de son bon fonctionnement de la part de M. Netanyahu durant l'enquête, a déclaré dans un communiqué le porte-parole du ministère.

« L'enquête menée par le procureur de l'État et son équipe dans un cadre professionnel ne doit pas se dérouler par l'intermédiaire des médias », a ajouté le communiqué.

Sur Twitter, la cheffe de l'opposition Shelly Yachimovich a rétorqué à Benyamin Nétanyahou : « Ce n'est pas vous qui décidez la façon dont l'enquête doit se dérouler, il y a des policiers, des procureurs et des juges. »

« Nétanyahou n'est plus légitime pour tenir son rôle », a-t-elle affirmé.

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