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La GRC arrête 14 personnes au campement antigazoduc de la nation Wet'suwet'en

Des membres de la Première Nation Wet'suwet'en et des policiers sont face à face au campement anti-oléoduc.
Des membres de la Première Nation Wet'suwet'en et des policiers au campement antigazoduc dans le nord de la Colombie-Britannique. Photo: Radio-Canada / Chantelle Bellerichard
Radio-Canada

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a arrêté 14 personnes et pénétré un point de contrôle d'un campement fortifié de la Première Nation Wet'suwet'en qui veut empêcher le début des travaux de construction du pipeline Coastal GasLink en Colombie-Britannique.

Un peu plus tôt lundi matin, la GRC a indiqué qu’elle entendait faire respecter une injonction pour permettre à TransCanada d'avoir accès à une route forestière et de commencer les travaux de construction du gazoduc.

Le projet fait face à de l’opposition, et des membres de la nation Wet'suwet'en ont établi le campement, près de la municipalité de Houston dans le nord de la province, pour bloquer l’accès des ouvriers au site. Ils soutiennent que la compagnie n’a pas obtenu le consentement de ses chefs héréditaires pour aller de l’avant avec le projet. De son côté, TransCanada affirme avoir signé des ententes avec toutes les Premières Nations le long du tracé du pipeline.

Des agents de la GRC devant des barbelés.Des agents de la GRC s'approchent d'une barricade du campement. Photo : Chantelle Bellrichard/CBC

Dans un communiqué publié lundi, la GRC indique que des zones d’exclusion temporaires seront mises en place de même que des fermetures de route pour la police et pour des raisons de sécurité publique. La GRC soutient que personne ne pourra se rendre dans ces zones.

« Nous espérons qu’il n’y aura pas de violence ou de désordre lorsque nous ferons appliquer l’ordre de la cour. Toutefois, la sécurité du public et de nos agents est d’une importance capitale lors de manifestations surveillées par la police, particulièrement dans l'endroit reculé où le pont est situé », dit le communiqué.

Un pipeline de 700 km

Le projet de pipeline Coastal GasLink prévoit de s’étendre sur quelque 700 kilomètres et de traverser des terres autochtones entre Dawson Creek et Kitimat, où le projet d’exploitation de gaz naturel liquéfié de 40 milliards de dollars de LNG Canada doit voir le jour.

En décembre 2018, Coastal GasLink a obtenu une injonction pour forcer les opposants à cesser de bloquer l’accès au site pour des travaux préparatoires. Dans un courriel envoyé à CBC lundi, TransCanada explique qu’il s’agissait d’une mesure de dernier recours afin d’avoir accès de manière sécuritaire au site après des années de pourparlers.

Un manifestant tient une plume dans la main droite devant des policiers dans une forêt recouverte de neige. Des manifestants et la police sont face à face au campement. Photo : Radio-Canada / Chantelle Bellerichard

Des appuis aux opposants

Des manifestations en appui à la Première Nation sont prévues dans une dizaine de villes au pays, dont Ottawa, Montréal et Vancouver, mardi. Dans cette dernière ville, une manifestation doit avoir lieu devant les bureaux de la ministre de la Justice du Canada, Jody Wilson-Raybould.

Le ministre des Forêts, des Terres, des Opérations relatives aux ressources naturelles et du Développement rural de la Colombie-Britannique, Doug Donaldson, a visité le campement autochtone dimanche et a offert une boîte de biens. Il a affirmé qu'il s'entretiendrait avec les chefs héréditaires et a laissé entendre qu'il les appuyait, selon Molly Wickham, une membre du clan Gidimt'en. Le politicien n'a toutefois pas parlé aux journalistes sur place.

Par courriel, le ministère de la Sécurité publique de la province a indiqué lundi qu'il espérait que les deux parties trouvent une solution sécuritaire et respectueuse.

Colombie-Britannique et Yukon

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