•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Magasins de cannabis : le hasard pourrait jouer contre Ottawa

Feuille de plant de cannabis.
Des feuilles de cannabis. Photo: iStock / Yarygin
CBC

Les commerçants qui souhaitent se lancer dans la course pour obtenir l'un des 25 permis d'exploitation de magasins de cannabis octroyés par l'Ontario peuvent le faire dès aujourd'hui. Le tirage au sort pourrait toutefois faire en sorte qu'il n'y en ait aucun à Ottawa.

Bien que le cannabis soit légal depuis le 17 octobre, les consommateurs ontariens ne peuvent toujours qu’en commander en ligne.

Seulement 25 permis seront octroyés d’ici le 1er avril dans le cadre de la première vague de détaillants privés de la province, et c’est un système de loterie qui décidera qui les aura.

Cette méthode n’est pas la meilleure façon d’enrayer le marché noir, selon un consultant en affaires publiques de la région, particulièrement si aucun permis n’est octroyé pour l’ouverture d’un magasin à Ottawa.

Un système de loterie veut dire que les gagnants et les perdants sont choisis de façon arbitraire par tirage au sort, a affirmé Ivan Ross Vrána, de Hill+Knowlton Strategies, qui travaille avec plusieurs entreprises du domaine du cannabis.

Les permis devraient plutôt être octroyés sur une base méritoire, a-t-il dit, et où la demande est la plus forte.

Seulement 5 magasins pour l’Est ontarien

La Commission des alcools et des jeux de l’Ontario (CAJO) tiendra son tirage le 11 janvier et publiera les résultats dans les 24 heures suivant le dépouillement.

Les 25 permis seront divisés selon les régions de la province :

  • L’Est ontarien, y compris Ottawa, aura cinq magasins.
  • La ville de Toronto en aura six.
  • La région métropolitaine de Toronto en aura cinq.
  • Le reste du sud de l’Ontario, sans la grande région de Toronto, en aura sept.
  • Le nord de l’Ontario en aura deux.

La ville d’Ottawa pourrait sortir du tirage avec cinq permis, mais elle pourrait ressortir les mains vides. Laisser le choix au hasard n’est pas la meilleure façon d’assurer le succès des magasins, a insisté M. Vrána.

Même si Ottawa se voit accorder un des magasins, cela ne satisfera pas la demande, a-t-il prédit, comparant les cinq permis pour l’Est ontarien aux douzaines de succursales de la LCBO dans la seule ville d’Ottawa.

Pas plus de magasins à Gatineau

La procureure générale de l’Ontario, Caroline Mulroney, et le ministre des Finances, Vic Fedeli, ont tous deux cité la pénurie de cannabis à l’échelle nationale pour justifier le nombre relativement faible de permis octroyés par la province.

La meilleure façon d’endiguer le marché noir, c’est que les consommateurs aient accès au produit de façon légale, a insisté Ivan Ross Vrána.

Si aucun permis n’est octroyé sur le territoire de la ville d’Ottawa, les consommateurs de cannabis locaux ne pourront d’ailleurs guère s’en procurer de l’autre côté de la rivière des Outaouais, puisqu’aucune succursale de la Société québécoise du Cannabis (SQDC) ne s’y trouve.

La SQDC a instauré un moratoire sur la mise en place de nouvelles succursales, le temps que le nouveau gouvernement caquiste de la Belle Province revoit sa Loi encadrant le cannabis.

Ottawa-Gatineau

Commerce