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Des étudiants d'Oshawa veulent construire un robot en trois jours

Trois jeunes portent un prototype de robot à six roues.

Les étudiants de l'IUTO ont 72 heures pour mettre leur robot sur pied.

Photo : Radio-Canada / Rozenn Nicolle

Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Depuis samedi, des milliers d'écoles secondaires à travers le monde participent à l'élaboration d'un robot dans le cadre du concours de robotique FIRST. Mais à l'Université de Waterloo et à l'Institut universitaire de technologie de l'Ontario (IUTO), des étudiants ont choisi d'organiser un événement en marge de cette compétition et de tenter de réaliser en trois jours ce que leurs plus jeunes camarades devront accomplir en six semaines.

De la conception à l’assemblage, en passant par la programmation et la mécanique : toutes les équipes courent contre la montre à l'Institut universitaire de technologie de l'Ontario, à Oshawa.

Cette initiative étudiante se tient en marge de la compétition de robotique FIRST, qui a débuté samedi matin et où des milliers d’équipes composées de jeunes âgés de 14 à 18 ans sont appelées à fabriquer un robot en 6 semaines.

Cette année, le thème est l’espace. Les robots devront, entre autres, ramasser des objets, les placer dans une structure en hauteur et à différents niveaux, en plus d'avoir la capacité de se déplacer.

Dans le fond, à gauche, des étudiants montent le robot, au premier plan, à droite, un étudiant dessine sur un tableau blanc le plan du bras mécanique du robot.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'équipe d'assemblage (à gauche) tente de monter la base du robot, pendant que l'équipe de conception continue d'élaborer son bras mécanique.

Photo : Radio-Canada / Rozenn Nicolle

S’ils ne font pas directement partie de la compétition, ces 40 étudiants de premier cycle universitaire souhaitent inspirer les plus jeunes en montrant que la tâche peut être accomplie en 72 heures. C’est la première fois que cette initiative se tient à l’Institut universitaire de technologie de l'Ontario.

« On veut leur donner des idées, un point de départ. »

— Une citation de  Eric Whalls, chef de projet Ri3D, IUTO

Pour ceux qui n’ont jamais fait ça avant, ça peut être accablant, surtout avec toutes les tâches demandées cette année, explique Eric Whalls, à l’origine du projet. Il a lui-même participé à la compétition lorsqu’il était au secondaire.

Eric Whalls pose devant les équipes de travail qui construisent le robot de l'IUTO.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Eric Whalls est étudiant en programmation, ancien participant au concours de robotique FIRST, et le chef de projet de Robot in 3 days (Ri3D) de l'UOIT.

Photo : Radio-Canada / Rozenn Nicolle

Les étudiants ont eu accès aux ressources du Centre de recherche et d’essais ACE. Son directeur, John Komar, est un mentor depuis 17 ans au sein de l’association FIRST, qui organise la compétition. Pour lui, ce type d’événement est également une façon de faire avancer la technologie de manière pédagogique.

Il rappelle que tout le processus est diffusé en direct sur Internet. Cela procure une plateforme pour partager des modèles d’ingénierie de façon libre. Ce n’est pas privé, ce n’est pas secret, c’est pour faire avancer la technologie de façon ouverte, assure-t-il.

John Komar s'adresse à une étudiante et lui donne des conseils.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

John Komar, directeur du ACE de l'UOIT, est un mentor bénévole de l'association FIRST depuis plus de quinze ans.

Photo : Radio-Canada / Rozenn Nicolle

Lundi, l’Institut universitaire de technologie de l'Ontario et l’Université de Waterloo présenteront chacun leur robot et tenteront de relever les défis demandés par la compétition.

À Oshawa, le robot servira par la suite pour des présentations auprès des plus jeunes, afin de les sensibiliser aux programmes de science, de technologie, d'ingénierie et de mathématiques.

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