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La fédération des motoneigistes ontariens veut réduire les dérives des adeptes du sport

Un motoneigiste dans un sentier balisé de la Gaspésie
La Fédération des clubs de motoneige de l'Ontario a accès à 32 000 km de sentiers. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

La Fédération des clubs de motoneige de l'Ontario redouble d'efforts afin d'encourager les adeptes du sport d'hiver à respecter les sentiers disponibles.

En date du 6 janvier, la Fédération estime être en meilleure posture que les deux dernières années pour commencer sa saison 2018-2019. Plus de 5000 des 32 000 km de sentiers que peuvent emprunter les motoneigistes ontariens sont déjà ouverts.

Nos tombées de neige sont arrivées de bonne heure dans le Nord et à tous les jours, on allume plus de sentiers sur notre guide interactif, se réjouit le vice-président de la Fédération, Patrice Dubreuil.

Un homme qui tient en mains un téléphone. Patrice Dubreuil est le nouveau vice-président de la Fédération des clubs de motoneige de l'Ontario. Photo : Radio-Canada / Mathieu Grégoire

Des motoneigistes téméraires

Les chutes de neige qu’a déjà reçu la région du Grand Sudbury font aussi plaisir à Paul Marcon, bénévole au sein du district 12 de la Fédération. Près de 20 % des sentiers de la région sont déjà ouverts, indique-t-il.

Il estime toutefois qu’il faut déployer davantage d’efforts pour convaincre les motoneigistes de suivre les sentiers établis.

Le problème s’amplifie. Nous voyons de plus en plus de personnes s’aventurer hors des sentiers balisés et nous perdons par conséquent l’accès à des lots de terre.

Paul Marcon, bénévole au district 12 de la Fédération des clubs de motoneige de l’Ontario

Le problème se manifeste aussi fréquemment à l’échelle provinciale, comme le confirme Patrice Dubreuil et engendre d’ailleurs des poursuites judiciaires contre la Fédération des clubs de motoneige.

Les gens ont hâte de faire de la motoneige et se lancent dans les sentiers et blâment la Fédération lorsqu’ils ratent un arbre, par exemple. Il faut demander aux gens de faire appel à leur bon sens, affirme-t-il.

La Fédération conclut régulièrement des partenariats avec des propriétaires terriens, dont des fermiers, afin d’obtenir des droits de passage sur des sections de leurs propriétés. Ces sections sont par la suite balisées. Le non-respect des balises par les motoneigistes peut donner lieu à des sanctions, dont le retrait de l’accès à des parties de sentiers.

On a déjà perdu beaucoup de sentiers de motoneige dans le Sud de l’Ontario. Si on ne veut pas perdre notre sport, il faut respecter les consignes.

Patrice Dubreuil, vice-président de la Fédération des clubs de motoneige de l’Ontario
Une carte interactive sur un téléphoneLa nouvelle application mobile de la Fédération des clubs de motoneige de l'Ontario a été lancée en décembre. Photo : Radio-Canada / Mathieu Grégoire

Afin de permettre aux motoneigistes de mieux vérifier les sentiers disponibles, la Fédération a converti en décembre son guide interactif en application mobile.

M. Dubreuil espère que le nouvel outil réduira notamment les accidents et les dérives du public.

Avec ça aussi, il y a un élément de santé et de sécurité. On dit : “il y a une station d’essence, un restaurant, un gîte à tel endroit”, conclut M. Dubreuil.

Avec les informations de Mathieu Grégoire

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