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Les États-Unis resteront en Syrie jusqu'à ce que les djihadistes soient vaincus

Le conseiller américain à la sécurité nationale John Bolton.
Les États-Unis n'entendent pas se retirer rapidement de la Syrie, contrairement à l'annonce du président Trump. Photo: The Associated Press / Cliff Owen
Associated Press

Les troupes américaines attendront de chasser complètement les militants de Daech (groupe armé État islamique) de la Syrie avant de quitter le pays, a déclaré dimanche un conseiller du président Donald Trump, lequel avait annoncé il y a quelques semaines le retrait des soldats américains en raison de la « défaite » des djihadistes.

Le conseiller à la sécurité nationale John Bolton a affirmé qu'il n'y avait pas de date limite. Pour sa part, le président Trump a réitéré son engagement de ramener les troupes au pays, précisant que les États-Unis « ne se retireraient pas complètement jusqu'à ce que Daech soit parti ».

Le 19 décembre dernier, le président a affirmé que les troupes américaines « avaient vaincu Daech en Syrie », et qu'il était « maintenant temps pour les troupes de revenir à la maison ».

Un retrait une fois Daech éliminé

De passage en Israël, M. Bolton a déclaré que les États-Unis se retireraient seulement une fois que Daech sera éliminé de la Syrie et après avoir conclu une entente avec la Turquie pour protéger les milices kurdes qui se sont battues aux côtés des Américains contre les extrémistes.

À Washington, Donald Trump a martelé devant les journalistes que les États-Unis se retireraient bel et bien de la Syrie, affirmant toutefois qu'il n'avait « jamais dit que cela se ferait rapidement ».

Le président n'avait pas offert d'échéance relativement à son annonce du mois dernier concernant les quelque 2000 soldats américains qui se trouvent en Syrie. Mais des responsables avaient révélé qu'ils s'attendaient à ce que les troupes américaines se retirent d'ici la mi-janvier.

« Je crois que c'est la réalité nous rattrape », a soutenu le sénateur républicain Lindsey Graham, en entrevue avec l'émission de CBS, Face the Nation.

« L'essentiel, ici, c'est que nous voulons nous assurer de bien faire les choses, que Daech ne revienne pas. Et j'applaudis le président pour avoir réévalué ce qu'il fait... Il a un objectif en tête de réduire notre présence, je partage cet objectif. Mais faisons-le intelligemment », a-t-il poursuivi.

Donald Trump, président des États-Unis

La décision de Donald Trump a suscité de nombreuses critiques de la part de ses alliés et a mené à la démission du secrétaire américain de la Défense, Jim Mattis.

Inquiétudes sur la Turquie

Certains s'inquiètent également d'une possible préparation d'un assaut turc contre les combattants kurdes. La Turquie considère les Unités de protection du peuple kurdes, ou YPG, comme un groupe terroriste lié à une insurrection à l'intérieur de ses propres frontières.

Il y a des objectifs que nous souhaitons atteindre qui sont conditionnels au retrait. [...] Le calendrier découle des décisions politiques que nous devons mettre en oeuvre.

Le conseiller à la sécurité nationale John Bolton

M. Bolton doit se rendre en Turquie lundi avec le chef d'État-Major des armées des États-Unis, Joseph Dunford, pour discuter avec les autorités.

Le conseiller du président a assuré que les États-Unis souhaitaient que leurs alliés kurdes en Syrie soient protégés de toute offensive turque planifiée, un avertissement probablement servi au président turc, Recep Tayyip Erdogan.

« Nous ne pensons pas que les Turcs devraient entreprendre une action militaire qui ne soit pas totalement coordonnée et acceptée par les États-Unis », a-t-il indiqué.

Il a ajouté que lors de prochaines réunions avec des responsables turcs, il chercherait « à déterminer quels sont leurs objectifs et leurs capacités » et que cela demeure incertain.

M. Bolton a précisé que Donald Trump avait dit très clairement qu'il ne permettrait pas à la Turquie de tuer les Kurdes. « C'est ce que le président a dit, ceux qui se sont battus avec nous », a-t-il rappelé.

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