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Rafle des années 60 : des survivants veulent plus que des excuses du gouvernement

Un homme s'adresse à des membres des médias.

Robert Doucette, ex-leader métis saskatchewanais, poursuit Ottawa ainsi que le gouvernement fédéral pour avoir été exclu des indemnités destinées aux victimes de la Raffle des années 60.

Photo : Radio-Canada

La Presse canadienne

Des survivants de la rafle des années 1960 en Saskatchewan espèrent que les excuses du gouvernement provincial pour ces enlèvements d'enfants seront accompagnées de mesures concrètes pour réduire le nombre d'enfants vivant actuellement hors de leur foyer familial.

Ils s’expriment ainsi, car le premier ministre, Scott Moe, transmettra ses excuses dans ce dossier lundi matin à l'Assemblée législative.

Quelque 20 000 enfants autochtones ont été retirés de leurs familles biologiques pour être transférés dans des milieux non autochtones à partir des années 1950, jusqu'à la fin des années 1980.

Séparés de leurs familles, ils ont aussi perdu leur langue et leur culture.

L'Alberta et le Manitoba ont déjà présenté des excuses relativement à leur rôle dans la rafle.

Une survivante de la rafle âgée de 43 ans, Kerry Opoonechaw-Bellegarde, estime que la Saskatchewan devrait présenter plus que des excuses : « Des excuses sont vraiment faciles à faire, mais pour qu'elles aient un sens, [la province doit] nous prouver qu'il se passe quelque chose en coulisses. »

Mme Opoonechaw-Bellegarde, qui est originaire de Regina, prévoit d’assister en personne aux excuses du premier ministre. Elle espère même parler à M. Moe pour lui demander de revoir le système de placement familial en Saskatchewan.

En date de fin septembre, 5227 enfants avaient été retirés de leur famille biologique en Saskatchewan.

Trop de bébés grandissent sans leur père et leur mère

Kerry Opoonechaw-Bellegarde, survivante de la rafle des années 60

Un autre survivant, George Scheelhaase, se demande comment le gouvernement peut s'excuser lorsque selon lui un nombre record de parents autochtones perdent leurs enfants qui sont confiés aux familles d'accueil ou aux services à l'enfance et à la famille.

Des responsables du gouvernement n’ont pas accordé d'entrevues.

Le gouvernement de la Saskatchewan dit avoir conclu un accord avec une association de survivants de la rafle des années 1960, qui prévoit que les excuses ne seront pas accompagnées d'une indemnisation.

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