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Paralysie de l'État américain : Trump dit devoir lui-même négocier

Le président américain Donald Trump

Le président américain Donald Trump

Photo : The Associated Press / Alex Brandon

Associated Press

Donald Trump a placé peu d'espoir dans la nouvelle ronde de négociations visant à mettre fin à la paralysie partielle du gouvernement américain dimanche.

Le président américain a semblé miner sa propre équipe en affirmant qu'il devrait mener les pourparlers lui-même.

Alors que des responsables du Congrès et de la Maison-Blanche entamaient une deuxième ronde de discussions en après-midi, Donald Trump a déclaré devant des journalistes que cette impasse sera ultimement résolue par un face-à-face avec les dirigeants démocrates.

« Je ne m'attends pas à ce que quoi que ce soit se produise à cette rencontre », a-t-il lancé à propos des négociations dirigées par le vice-président Mike Pence.

« Mais je pense que nous allons avoir des discussions très sérieuses lundi, mardi, mercredi », a-t-il enchaîné avant de partir vers Camp David, alors que la paralysie du gouvernement s'étirait sur une troisième semaine.

La pression monte

Pendant ce temps, la pression montait à Washington.

En entrevue au réseau NBC, la sénatrice républicaine du Maine, Susan Collins, a sommé le chef de la majorité au Sénat, Mitch McConnell, à reprendre les projets de loi de la Chambre des représentants, dorénavant contrôlée par les démocrates, pour rouvrir des départements.

Susan Collins, qui s'est longtemps opposée à de tels bras de fer, n'est pas la seule élue à exprimer son inconfort.

Mais Donald Trump ne semble pas bouger sur sa demande répétée d'un financement de 5,6 milliards de dollars pour la construction d'un mur à la frontière américano-mexicaine, une somme que les démocrates refusent de budgétiser.

Il a laissé entendre dimanche que les chefs démocrates du Sénat et de la Chambre des représentants, Chuck Schumer et Nancy Pelosi, pourraient parvenir à un compromis avec lui « en 20 minutes, s'ils le veulent. »

S'ils ne le veulent pas, ça va continuer pendant très longtemps.

Donald Trump

Plaider l'état d'urgence

Le président a réaffirmé qu'il envisagerait d'invoquer l'état d'urgence pour contourner le Congrès et construire le mur, une manoeuvre qui poserait sans doute problème sur le plan juridique.

Il a aussi dit sympathiser avec les centaines de milliers de fonctionnaires qui travaillent sans paie et qui devront « faire des ajustements » pour composer avec la situation.

Plus tôt cette semaine, il avait dit se ficher « que la plupart des travailleurs qui ne sont pas payés sont des démocrates. »

Donald Trump, président des États-Unis

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