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Posséder une maison sera moins accessible en 2019 au pays, selon la Banque Royale

Une maison à l'arrière-plan, une pancarte affichant une maison vendue à l'avant-plan.
Le marché le plus cher, celui de Vancouver, sera le moins accessible de tous encore une fois cette année. Photo: La Presse canadienne / Jonathan Hayward
CBC News

Même si le prix d'achat des maisons soit diminuera, soit augmentera modestement en 2019, le logement sera moins abordable en 2019 que l'an dernier au pays, selon un rapport récent de la Banque Royale du Canada (RBC).

Le coût de l'accession à la propriété par rapport au revenu médian continuera de croître, peut-on lire dans le rapport. L’augmentation des taux d'intérêt alourdit les prêts hypothécaires.

À Toronto, le plus grand marché du pays, le coût de possession d’une maison représente 79 % du revenu médian des ménages, qui s’élève à 71 631 $. Ce pourcentage est en hausse par rapport à 2018, où il représentait 76 % du revenu médian.

Selon RBC Economics Research, le prix des maisons devrait augmenter de 0,5 % en 2019 et les ventes croître de 5,6 %. Vendredi, la Chambre immobilière de Toronto a annoncé que le prix de vente moyen de tous les types de biens immobiliers dans la région du Grand Toronto avait diminué de 4,3 % en 2018, pour s'établir à 787 300 $.

Vancouver, le marché le moins abordable

Dans le marché le plus cher du Canada, celui de Vancouver, le prix des maisons devrait encore baisser de 2,5 % cette année, tandis que le nombre de transactions de vente sera stable, selon la RBC. Jeudi, le Conseil immobilier de la région métropolitaine de Vancouver a annoncé que le prix de référence d'une maison, composé de propriétés individuelles, de maisons en rangée et de condominiums, avait diminué de 2,7 % en décembre 2018 par rapport à l'année précédente.

Toutefois, le coût de possession d'une maison dans cette ville devrait rester à 88 % du revenu médian, qui se maintient à 77 410 $. Il reste inchangé par rapport à 2018.

Le rapport affirme que les politiciens sont probablement très fiers d’avoir permis au marché immobilier du pays, qui était en crise jusqu’à tout récemment, d’atterrir en douceur, mais que l'accessibilité n'a pas été améliorée.

En conséquence, de nombreuses personnes seront exclues du marché et devront rester locataires, indique le rapport.

L'accès à la propriété est plus difficile que jamais à Vancouver et à Toronto, où un ménage typique devrait dépenser des pourcentages records de leur revenu, soit 88 % et 76 % respectivement, pour payer l'hypothèque, les impôts fonciers et les services publics, peut-on lire dans le rapport.

« Obstacle de taille » pour les premiers acheteurs

La barre sera mise encore plus haut en 2019, alors que la Banque du Canada continuera à relever ses taux. À ces taux s’ajoutent les nouvelles règles plus strictes en matière de test de résistance du marché hypothécaire. En conséquence, ceux qui songeaient à acheter pour la première fois feront face à des obstacles importants.

Même chose dans les autres grandes villes

À Montréal, Edmonton, Calgary et Ottawa, le coût de posséder une maison augmentera aussi, puisqu'il augmente plus rapidement que les revenus des ménages. Dans l'ensemble, les Canadiens consacreront 68 % du revenu médian de leur ménage – qui s’élève à 68 220 $ – au logement. Ce pourcentage s’élevait à 54 % l'année dernière, d'après le rapport.

Selon nous, le prix des maisons sera en grande partie stable à court terme, en partie à cause de la hausse des taux hypothécaires, et le taux de propriété diminuera au Canada pour ceux qui préfèrent rester locataires, en raison de problèmes d'accessibilité, conclut le rapport.

La Banque du Canada a relevé ses taux d'intérêt à cinq reprises depuis juillet 2015, et la Banque Royale prévoit deux autres augmentations cette année. Mais les anticipations de hausse des taux cette année par les opérateurs sur les marchés boursiers ont été considérablement révisées à la baisse cette semaine.

La hausse des taux d’intérêt serre la ceinture de plusieurs

En 2019, le ménage moyen paiera environ 1000 $ de plus en intérêts. Cela représenterait un bond de 7,6 % par rapport à 2018, une pilule difficile à avaler pour beaucoup. L'augmentation des revenus constituera toutefois un amortisseur, selon le rapport.

RBC prévoit que le revenu disponible moyen par ménage avant paiement du service de la dette s'accroîtra de 2300 $ cette année. Cela signifie qu'une fois que les Canadiens auront remboursé leur dette, le ménage moyen se retrouvera avec 1300 $ de plus en 2019.

Un bon coussin comme celui-là maintiendra la majorité des ménages hors de danger. La question, cependant, est de savoir s'il suffira à couvrir la hausse du coût d'autres biens et services, selon les auteurs du rapport.

Ce n'est probablement pas le cas pour beaucoup de Canadiens. Plusieurs devront se serrer la ceinture au cours de la prochaine année.

Le mois dernier, la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL) a averti que les personnes vivant à Toronto et à Vancouver pourraient se trouver plus « vulnérables » face à la hausse des taux d'intérêt, les niveaux d'endettement personnel continuant d'atteindre des niveaux records.

En 2018, pour chaque dollar de revenu, les citoyens de Vancouver devaient 2,42 $ à leur ville et ceux de Toronto, 2,08 $ à la leur.

La SCHL a déclaré que la dette hypothécaire, qui représente les deux tiers de toutes les dettes en souffrance des ménages du Canada, a largement contribué à l’augmentation des niveaux d’endettement.

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