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Un chercheur de Rimouski dans le top 10 de Québec Science

Dany Dumont au parc du Bic.

Dany Dumont, professeur-chercheur à l'Institut des sciences de la mer de l’Université du Québec à Rimouski

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une étude de l'Université du Québec à Rimouski (UQAR) figure dans le palmarès des 10 découvertes scientifiques de 2018 de la revue Québec Science. Le professeur et chercheur de l'Institut des sciences de la mer de Rimouski Dany Dumont et son équipe s'intéressent à l'impact des vagues sur la banquise.

Depuis 2016, une partie des recherches sont effectuées sur le terrain, près du fleuve au parc du Bic.

« C'est en développant et en utilisant l'estuaire du Saint-Laurent comme laboratoire naturel qu'on en est venus à faire des progrès. »

— Une citation de  Dany Dumont, professeur-chercheur à l’Institut des sciences de la mer à l’Université du Québec à Rimouski

Dany Dumont collabore notamment avec le chercheur émérite Peter Sutherland.

Le scientifique de l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer travaille depuis quelques années à peaufiner les modèles qui permettent de mieux comprendre l’interaction entre la force des vagues et les glaces des banquises.

Le pic Champlain au loin; on voit la banquise au premier plan.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Dany Dumont et son équipe ont installé des instruments de mesure sur le pic Champlain, dans le parc du Bic.

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Pour ça, il faut mesurer les conditions de vagues avant qu'elles n'atteignent la banquise et lorsqu'elles se propagent dans la banquise à l'aide de bouées qu'on déploie sur la glace. En mesurant cette atténuation, on est capables de mesurer la force que les vagues imposent sur la glace, explique Dany Dumont.

L’étude d’un tel phénomène peut se révéler complexe, surtout en laboratoire. Une reproduction fidèle des conditions extérieures est pratiquement impossible.

C’est pour ces raisons que Dany Dumont a choisi d’effectuer ses recherches en milieu naturel, au parc du Bic.

Vue sur l'île au massacre l'hiver au Bic à Rimouski.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une partie des îles du Bic à Rimouski

Photo : Radio-Canada / Michaëlle Ouellet

Son équipe a notamment installé une caméra au sommet du pic Champlain pour surveiller la dynamique des glaces. C'est ce qu'il nous fallait, affirme le chercheur.

Les recherches de BicWIN pourraient améliorer la navigation hivernale.

Dany Dumont soutient que ses travaux peuvent aider à comprendre la force à l’origine de la dérive et de l’épaississement de la glace.

Les systèmes actuels ne tiennent pas compte de cette force-là, parce qu'elles sont mal quantifiées. Donc, la suite de nos recherches va permettre d'ajouter ces forces-là dans nos modèles de prévision, ajoute-t-il.

L’aide des canotiers de l’UQAR

Les canotiers de l'UQAR ont offert des formations à l'équipe de Dany Dumont pour qu'elle soit en mesure d’effectuer une partie de ses travaux à l'aide de canots.

« On accueille des étudiants qui ont envie de participer à la recherche mais [qui n'ont pas nécessairement le même champ d'études]. »

— Une citation de  Dany Dumont, professeur-chercheur à l’Institut des sciences de la mer à l’Université du Québec à Rimouski
Des participants à la course de canot à glace du RikiFest, le festival d'hiver de Rimouski.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des participants à la course de canot à glace du RikiFest, le festival d'hiver de Rimouski

Photo : Radio-Canada

Dany Dumont et son équipe sauront le 18 février prochain s'ils seront couronnés « Découverte de l'année 2018 » par Québec Science.

Le public a jusqu’au 10 février pour choisir, en ligne, sa recherche scientifique préférée parmi les 10 finalistes de cette année.

L'équipe BicWIN est présentement en attente de subventions du fédéral. Cette aide financière pourrait améliorer ses équipements et son matériel, par exemple en faisant l’acquisition d’un canot mieux adapté aux recherches.

D’après un reportage de Jérôme Lévesque-Boucher

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