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Paralysie du gouvernement américain : Pence fait état de progrès

Jared Kushner, conseiller principal à la Maison-Blanche, Kirstjen Nielsen, secrétaire à la Sécurité intérieure, Mike Pence, vice-président des États-Unis, et Stephen Miller, conseiller principal à la Maison-Blanche, se rendent à pied à l'aile ouest avant une réunion avec le personnel du Congrès sur la fin de la fermeture partielle du gouvernement, le 5 janvier 2019, à Washington.

L'incapacité de la Maison-Blanche et du Congrès à s'entendre a provoqué la fermeture d'un quart des administrations fédérales, touchant quelque 800 000 agents du service public depuis le 22 décembre.

Photo : Reuters / Joshua Roberts

Radio-Canada

Le vice-président des États-Unis Mike Pence et d'autres hauts responsables du gouvernement ont reçu samedi des collaborateurs de parlementaires démocrates pour tenter une nouvelle fois de briser le blocage autour du financement de l'administration fédérale.

Les représentants de la Maison-Blanche et du Congrès ne sont pas parvenus à des progrès importants, mais ils prévoient se revoir dimanche.

« Pas beaucoup de progrès accomplis aujourd'hui. Une deuxième rencontre est prévue demain », a écrit le président Donald Trump sur Twitter en fin de journée.

Les républicains et démocrates se sont mutuellement blâmés après la rencontre.

Le chef de cabinet intérimaire du président, Mick Mulvaney, a accusé les démocrates de vouloir faire « stagner » les discussions. Des démocrates bien au fait de la rencontre ont plaidé de leur côté que la position de la Maison-Blanche était « intenable. »

Un responsable de la Maison-Blanche a indiqué que la réunion comprenait un exposé de la secrétaire de la Sécurité intérieure, Kirstjen Nielsen, sur la sécurité aux frontières.

Donald Trump réclame 5,6 milliards de dollars pour financer son projet de mur à la frontière avec le Mexique et il a prévenu qu'il ne promulguerait aucun projet de loi budgétaire qui ne respecterait pas cette condition.

L'incapacité de la Maison-Blanche et du Congrès à s'entendre a provoqué la fermeture d'un quart des administrations fédérales, touchant quelque 800 000 agents du service public depuis le 22 décembre.

Les démocrates, désormais majoritaires à la Chambre des représentants à la suite des élections de mi-mandat, ont adopté cette semaine un projet de loi qui ne prévoit pas de financement supplémentaire pour le mur.

Avant cette nouvelle tentative de conciliation, à laquelle participait entre autres Jared Kushner, le gendre et conseiller de Trump, Mike Pence a réaffirmé que l'objectif du gouvernement Trump était double : mettre fin à la paralysie de l'état (« shutdown »), mais aussi « fournir le financement pour mettre fin à la crise à notre frontière sud, parvenir à une sécurité véritable à la frontière et construire ce mur! »

Donald Trump, président des États-Unis

Le président Trump a confirmé vendredi, après une précédente réunion avec les ténors démocrates du Congrès, qu'il était prêt à une paralysie du gouvernement prolongée sur plusieurs mois, voire plusieurs années.

Il a également menacé de décréter une urgence nationale pour construire le mur à la frontière avec le Mexique sans l'aval du Congrès, ce qui pourrait se heurter à des recours en justice, car seuls les parlementaires sont habilités à financer le gouvernement fédéral, selon la Constitution.

Des lois distinctes

La présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a annoncé samedi que les démocrates commenceraient à adopter des lois distinctes pour rouvrir des départements paralysés, dont le Trésor, pour s'assurer que les Américains reçoivent leur retour d'impôts.

« Pendant que le président Donald Trump menace de garder le gouvernement fermé pendant des "années", les démocrates prennent des mesures immédiates pour rouvrir le gouvernement pour combler les besoins du peuple américain, protéger notre frontière et respecter les travailleurs », a-t-elle déclaré.

Donald Trump, qui n'a pas assisté aux discussions, a passé la matinée à parler de sécurité frontalière sur Twitter, affirmant - sans citer de preuve - que la plupart des quelque 800 000 agents du service public étaient des démocrates.

« Je veux mettre fin à la paralysie dès que nous serons d'accord sur une sécurité renforcée à la frontière! Je suis à la Maison-Blanche prêt à intervenir, où sont les démocrates? », a-t-il ajouté.

Le sénateur démocrate Chris Van Hollen a déclaré dans son discours hebdomadaire à la radio de son parti que la paralysie du gouvernement était causée par « un président qui place ses caprices personnels et ses efforts pour marquer des points politiques avant les besoins du peuple américain. »

Il montre du doigt tout le monde sauf lui-même.

Chris Van Hollen, sénateur démocrate

Alors que la paralysie gouvernementale persiste, certains républicains deviennent de plus en plus nerveux. Des sénateurs républicains qui font face à une élection en 2020, notamment Cory Gardner du Colorado et Susan Collins du Maine, ont exprimé leur désarroi devant la situation.

Dans un éditorial pour le média The Hill, le sénateur de la Caroline du Nord Thom Tillis a appelé le Congrès à mettre fin à l'impasse et à conclure un accord sur la sécurité de la frontière et l'immigration.

Un sondage Reuters/Ipsos indiquait la semaine dernière que 50 % des personnes interrogées imputent à Trump la responsabilité de la paralysie de l'État, 32 % aux parlementaires démocrates et 7 % aux élus républicains.

Avec les informations de Associated Press, et Reuters

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