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65 jours de grève et aucune entente en vue pour les employés de Many Rivers

Une femme et un homme marchent sur la rue parmi des drapeaux devant un édifice.
Douze employés syndiqués de Many Rivers poursuivent la grève après deux mois. Depuis le début du débrayage, deux autres ont choisi de quitter l'employeur. Photo: Radio-Canada / Claudiane Samson
Radio-Canada

Après plus de 65 jours de grève, les employés de l'organisme de soutien psychologique Many Rivers sont toujours dans la rue et n'entrevoient pas de résolution du conflit à court terme.

Les 12 conseillers psychologiques et employés administratifs s’inquiètent du silence de l’employeur. Leur entente collective est échue depuis le mois de mars 2017.

À la mi-décembre, le négociateur de la partie patronale a affirmé aux syndiqués de la Yukon Employees Union (« Syndicat des employés du Yukon ») qu'il n'avait pas d’autre offre à leur faire.

Depuis le début du conflit, deux employés ont quitté la compagnie, selon la conseillère et représentante syndicale à la table des négociations, Brendon Murdoch.

[La situation] est exaspérante et choquante, c'est terriblement triste.

Brendon Murdoch, conseillère et représentante syndicale

Les points en litige, selon la représentante, touchent particulièrement la flexibilité des horaires, la supervision clinique des employés, une hausse de salaire et des indemnités de voyages.

L'organisme Many Rivers offre des services dans quatre collectivités du territoire.

« Une situation étrange »

Le président du syndicat affilié à l'Alliance de la Fonction publique du Canada, Steve Geick, affirme que ce conflit est particulièrement étrange lorsqu'il le compare aux autres dans lesquels il est intervenu puisqu'aucun membre du conseil d'administration ne s'est présenté à la table de négociation jusqu'ici.

« Nous avons participé à des négociations avec d'autres organismes non gouvernementaux gérés par des conseils d'administration et, habituellement, un membre du conseil siège toujours à la table des négociations de façon à être au fait de ce qui s'y passe. »

Steve Geick affirme que, dans ce cas-ci, les membres du conseil d'administration ne semblent pas réagir à ce qui se passe entre les murs de l'organisme, ni même être au courant de la situation.

Aucun membre de la direction n'a encore souhaité répondre aux questions des journalistes, malgré de nombreuses tentatives.

Enquête gouvernementale au sujet des activités de Many Rivers

Le gouvernement territorial a confirmé le mois dernier qu'il avait entamé une enquête après que l'organisme non gouvernemental eut omis de respecter ses obligations en vertu de la loi sur les Sociétés, notamment en ce qui concerne la tenue d'une assemblée générale annuelle conforme ou les règles entourant le processus d'adhésion.

Le Nouveau Parti démocratique (NPD) avait par ailleurs exprimé ses préoccupations lors de la session d'automne. La députée de Takhini-Kopper King, Kate White, espère entre autres que le gouvernement interviendra dans le conflit.

Many Rivers est le seul organisme à offrir les services de conseil psychologique dans les collectivités de Whitehorse, de Haines Junction, de Watson Lake et de Dawson. [...] C'est fou que pendant 65 jours, les employés soient dans [les piquets] de grève.

Kate White, députée néo-démocrate

Brendon Murdoch croit que cette nouvelle enquête gouvernementale risque de détourner l'attention du conflit en cours.

« Nous sommes ici à tenter d'obtenir une résolution pour nos besoins et ceux du personnel administratif et je crois que c'est formidable qu'il y ait finalement du mouvement. J'espère que ça ira vite et que ça générera l'intérêt de la communauté parce que nous nous préoccupons de cette communauté. »

Grand-Nord

Relations de travail