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Wall Street décolle alors que le patron de la Fed se fait rassurant

Un homme a un stylo dans la bouche alors qu'il consulte le cours de la bourse sous un énorme écran sur lequel sont affichées diverses actions de compagnies.
Le contexte était favorable à un regain d'appétit pour les actifs risqués avec l'annonce d'une reprise lundi à Pékin des discussions commerciales entre les États-Unis et la Chine Photo: Reuters / Lucas Jackson
Reuters

Des chiffres de l'emploi aux États-Unis supérieurs aux attentes et des propos apaisants du président de la Réserve fédérale ont fait bondir vendredi les indices de Wall Street, qui ont fait mieux qu'effacer leurs lourdes pertes de la séance précédente.

Avant même ces deux nouvelles, le contexte était favorable à un regain d'appétit pour les actifs risqués avec l'annonce d'une reprise lundi à Pékin des discussions commerciales entre les États-Unis et la Chine, d'une hausse de l'indice PMI du secteur chinois des services, au plus haut depuis six mois, et d'une réduction des réserves obligatoires imposées aux banques chinoises par la banque centrale.

Un rapport mensuel de l'emploi, meilleur que prévu, et les déclarations de Jerome Powell, qui a souligné que l'économie américaine restait sur la bonne voie et a assuré que la Fed était prête à adapter sa politique monétaire au besoin, ont complété un tableau idyllique pour les investisseurs.

L'indice Dow Jones a gagné 746,94 points, soit 3,29 %, à 23 433,16 points.

Le S&P-500, plus large, a pris 84,05 points, soit 3,43 %, à 2531,94.

Le NASDAQ Composite a avancé de son côté de 274,309 points (4,26 %) à 6738,86.

Il s'agit de la plus forte progression simultanée des trois grands indices depuis des années et le contraste est frappant avec la séance de jeudi, qui avait vu les indices plonger, une statistique alarmante sur l'activité manufacturière aux États-Unis et un rare avertissement d'Apple sur ses ventes ayant alimenté les craintes d'un ralentissement de l'économie mondiale.

Les évolutions spectaculaires des indices de Wall Street sur les deux dernières séances offrent un résumé saisissant de la situation sur les marchés en ce tout début d'année, avec une forte volatilité et une extrême réactivité aux mauvaises nouvelles, comme aux bonnes.

Sur l'ensemble de la semaine, raccourcie par le Nouvel An, le S&P-500 a gagné 1,86 %, le Dow 1,61 % et le NASDAQ 2,34 %.

Le rebond a profité à l'ensemble des secteurs de la cote américaine, mais plus particulièrement aux valeurs technologiques, dont l'indice S&P a repris plus de 4 %, grâce entre autres à Intel (+ 6,15 %) et Apple, qui a regagné 4,27 % après la chute de près de 10 % subie la veille en réaction à son avertissement.

Avant les déclarations de Jerome Powell, le rebond boursier avait déjà profité des chiffres mensuels de l'emploi aux États-Unis : supérieures aux attentes, ces statistiques rassurent sur la dynamique de croissance de la première économie mondiale et peuvent fournir un argument à la Fed pour poursuivre la remontée des taux d'intérêt.

Le département du Travail a recensé 312 000 créations de postes le mois dernier, le chiffre le plus élevé depuis février, et a revu en hausse de 58 000 au total les statistiques des deux mois précédents.

Le salaire horaire moyen a augmenté de 0,4 % en décembre et en rythme annuel, sa hausse atteint 3,2 %, comme en octobre, après 3,1 % en novembre.

Rebond en Europe

Le signal du rebond était venu d'Europe, grâce notamment aux espoirs sur le front du commerce et aux nouvelles venues de Chine.

À Paris, le CAC 40 a terminé en hausse de 2,72 % (125,63 points) à 4737,12 points, enregistrant sa plus forte hausse sur une séance depuis le 24 avril 2017, lendemain du premier tour de l'élection présidentielle française.

À Londres, le FTSE 100 a gagné 2,16 % et à Francfort, le Dax a progressé de 3,37 %.

L'indice EuroStoxx 50 a pris 2,95 %, le FTSEurofirst 300 2,78 % et le Stoxx 600 2,83 %, sa meilleure performance quotidienne depuis juin 2016.

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