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Le nombre de fermes bovines et laitières continue de chuter en Abitibi-Témiscamingue

Une vache en très gros plan

Une vache laitière.

Photo : Radio-Canada / Trevor Lyons

Radio-Canada

La baisse du nombre de fermes bovines et laitières en Abitibi-Témiscamingue s'est poursuivie une fois de plus en 2018. Alors que, pour les agriculteurs, la situation est inquiétante, l'Union des producteurs agricoles (UPA) régionale affirme ne pas vouloir baisser les bras.

En date du 31 décembre 2015, il y avait 352 fermes bovines et laitières dans la région. Trois ans plus tard, ce chiffre était passé à 323.

Selon le producteur agricole de Sainte-Germaine-Boulé, Jean-Philippe Chabot, il est financièrement de plus en plus difficile d'être agriculteur.

J'ai vendu deux veaux la semaine passée et j'ai reçu une facture de 20 $ parce que [mes acheteurs] n'ont pas été capables de les vendre, indique-t-il.

La baisse du nombre d'agriculteurs réduit aussi les services disponibles à proximité, croit-il.

Tu n'irais pas ouvrir une grande surface à Sainte-Germaine-Boulé? C'est la même chose pour nous.

Jean-Philippe Chabot, producteur agricole

Plus dur de trouver des fournisseurs locaux

La baisse du nombre d'agriculteurs crée une pression sur certaines entreprises de transformation. C'est le cas de la fromagerie Le Fromage au Village de Lorrainville, qui peine à trouver des fournisseurs, explique son copropriétaire Christian Barrette.

Nous sommes l'une des rares fromageries qui font des fromages avec du lait cru. Ça nous prend un lait qui n'est pas préchauffé, donc ça nous prend une qualité de lait microbienne qui est excellente, mais dans l'avenir, je suis convaincu que ça va être encore plus difficile, soutient M. Barrette.

Dans trois ans, je pense qu'on va avoir peut-être 30 % de moins de producteurs en Abitibi-Témiscamingue. Dans l'avenir, je suis convaincu qu'on va vivre un problème.

Christian Barrette, copropriétaire, Fromagerie au Village de Lorrainville

Pour son entreprise, la solution résidera peut-être dans les produits biologiques. Certaines entreprises pourraient parvenir à obtenir cette certification, ce qui simplifierait la recherche de fournisseurs, car certains producteurs seraient davantage liés à la fromagerie.

L'UPA ne baisse pas les bras

Le président de l'UPA régionale, Pascal Rheault, s'inquiète. Son organisation fait des efforts pour faciliter l'arrivée de jeunes agriculteurs en affaires.

Il va y avoir plusieurs terres disponibles. On veut que ce soit que ce soit les jeunes qui en prennent possession. Il y a des programmes sur lesquels on veut travailler pour faciliter l'accès au financement et aider les jeunes à acquérir des terres.

Pascal Rheault, président régional de l'UPA

Pascal Rheault espère aussi que le gouvernement pourra stabiliser l'entrée de produits laitiers au Canada, ce qui donnerait un répit à l'industrie canadienne, selon lui.

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