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Le N.-B. pourrait subventionner des salaires à même le budget de l'aide sociale

Il y a encore plus d'enfants vivant dans la pauvreté qu'au moment de la création de la Société d'inclusion économique et sociale. Photo: Radio-Canada
Michel Corriveau

Le premier ministre Blaine Higgs veut briser ce qu'il appelle « le cycle de la dépendance envers l'aide publique et encourager les bénéficiaires de l'aide sociale aptes au travail à intégrer le marché de l'emploi ».

Selon le premier ministre du Nouveau-Brunswick, il est possible d’utiliser différemment le budget alloué à l’aide sociale pour mieux répondre aux besoins du marché du travail. Blaine Higgs propose par exemple d'encourager les bénéficiaires à travailler en utilisant une portion des prestations pour financer un salaire plus élevé.

Une photo rapprochée de Blaine Higgs.Blaine Higgs, premier ministre conservateur du Nouveau-Brunswick. Photo : Radio-Canada / Michel Corriveau

Ainsi, un bénéficiaire qui obtiendrait un emploi à 14 $ l’heure pourrait voir son salaire augmenter, suggère Blaine Higgs, à 18 $.

On utilise les paiements d’aide sociale, peut-être pour aider trois, quatre ou cinq personnes, parce qu’on ne fait qu’ajouter un montant au salaire.

Blaine Higgs, premier ministre du Nouveau-Brunswick

Cette idée est loin de plaire au Front commun pour la justice sociale du Nouveau-Brunswick.

Jean-Claude Basque parle au micro, dans le studio de Radio-Canada-Acadie.Jean-Claude Basque, du Front commun pour la justice sociale. Photo : Radio-Canada

Il existe déjà au moins huit programmes pour aider les bénéficiaires à trouver un emploi ou à réintégrer le marché du travail, assure Jean-Claude Basque, coordonnateur du Front commun pour la justice sociale.

On ne devrait certainement pas piger dans ce budget-là pour aider l'emploi, donc aider indirectement les employeurs en subventionnant le salaire.

Jean-Claude Basque, coordonnateur du Front commun pour la justice sociale du Nouveau-Brunswick

Selon Jean-Claude Basque, le véritable problème est que le salaire minimum est trop bas, et que les conditions de travail sont souvent déplorables.

La majorité des gens qui sont à bas salaire n'ont pas de protection s’ils sont malades, ils n'ont pas de congés de maladie, et s’ils portent des uniformes, la plupart du temps il faut qu'ils les payent eux-mêmes.

Jean-Claude Basque, coordonnateur du Front commun pour la justice sociale du Nouveau-Brunswick

Plusieurs des personnes déclarées officiellement aptes au travail, selon Jean-Claude Basque, ne le sont pas nécessairement, du moins pas pour tous les emplois disponibles. Certaines personnes ne travaillent pas en raison de problèmes de santé physique ou mentale, ou à cause d’un manque de formation.

Le premier ministre Blaine Higgs n'a pas précisé quand les mesures qu'il propose pourraient être mises en place, mais on s’attend à ce que ce soit dès cette année. Il a en effet évoqué ces changements lors d’une entrevue portant sur les priorités pour 2019.

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