•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Winnipeg veut resserrer les règles entourant les maisons intercalaires

Deux maison intercalaire dans une avenue de Winnipeg.

Des maisons intercalaires situées sur l'avenue Vivian à Saint-Vital

Photo : Radio-Canada / Trévor Brine

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les promoteurs immobiliers qui construisent des maisons sur des terrains intercalaires à Winnipeg devraient faire face à de nouvelles restrictions. En effet, la Ville veut que les nouveaux logements bâtis sur ce type de terrains s'incorporent davantage dans le quartier et qu'elles ressemblent aux maisons du voisinage.

Lundi, le Comité des biens du conseil municipal examinera un plan visant à introduire progressivement de nouvelles directives en matière de logement intercalaire au cours des trois prochaines années. La Municipalité compte aussi imposer des règles sur la hauteur de ce type de maisons.

L’un des premiers changements concerne un plan visant à éliminer le remplissage intercalaire que les responsables de l’utilisation des sols de la Ville qualifient de « maisons étroites, hautes et longues ». Certains habitants de quartiers plus âgés ont qualifié ces maisons de « verrues » lors de consultations publiques sur le logement intercalaire tenues par la Ville.

« L'une des préoccupations les plus fréquentes concernait le remplacement de modestes bungalows par deux longues et étroites maisons à deux niveaux qui remplissent le terrain, ne laissant aucune cour arrière, aucun espace vert, souvent avec un grand logement secondaire », a écrit l'urbaniste de la Ville, Kurtis Kowalke dans un rapport.

En conséquence, son bureau a proposé des modifications aux règlements sur l'utilisation des sols cet automne.

Le Comité sur la propriété et le développement de Winnipeg appuie cette décision.

« Les gens ne sont pas nécessairement opposés à ce que plusieurs maisons soient construites là où il y en avait déjà une. Ils sont simplement préoccupés par leur taille, la manière dont elles sont construites. »

— Une citation de  Brian Mayes, conseiller municipal de Saint-Vital

Selon M. Mayes, la plainte principale dans la partie nord de son quartier concernait la construction de logements intercalaires après que les lots existants aient été divisés en deux.

La lutte contre le fractionnement de lots est devenue une mission pour des activistes tels que Gary Lenko, qui a déjà mené avec succès des luttes fructueuses contre des lotissements dans le quartier de Maybank dans la circonscription de Fort Garry.

« Il n'y a plus d'arrière-cour maintenant pour les enfants qui se retrouvent éjectés du quartier. Oui, il y a des maisons individuelles - mais elles sont clôturées. Autant aller vivre dans des immeubles d'habitation », estime Gary Lenko.

Déclin de la population

La Ville tente de promouvoir les logements intercalaires comme moyen de lutter contre le déclin de la population dans les quartiers plus anciens de Winnipeg. Elle entend ainsi augmenter la densité de la population afin d’économiser de l’argent sur l’entretien des infrastructures et de générer davantage de recettes provenant de l’impôt foncier sur de plus petits terrains.

Certains habitants de quartiers plus âgés estiment que la ville doit tout mettre en œuvre pour que les aménagements intercalaires ressemblent aux logements existants.

Une habitante du quartier de Crescentwood, Joanne Seiff, s’inquiète des structures modernes s’élevant à côté de maisons de caractère.

« Il est tout à fait possible de construire des logements intercalaires qui soient sensibles aux besoins du quartier, si vous avez un quartier centenaire. Il est bien que ce type d'édifice ressemble aux maisons voisines. »

— Une citation de  Joanne Seiff, habitante du quartier Crescentwood

Certains promoteurs, toutefois, s'opposent à l'idée de demander aux quartiers de rester homogènes, en matière d'architecture. Tim Comack, vice-président de l'entreprise Ventura Developments, qualifie ainsi l'idée de « monotone ».

« Je trouve que nous passons beaucoup de temps à essayer de protéger et de préserver le contexte et le caractère existants et que nous ne cherchons pas suffisamment à transformer un quartier pour qu'il devienne plus dense et plus vivable et propose un meilleur usage des infrastructures », a déclaré Tim Comack.

Il se dit préoccupé par le fait qu'il faudra trois ans à la Ville pour mettre en œuvre ses directives en matière de politique de remplissage, ajoutant que les promoteurs cherchent à développer des règles cohérentes pour le remplissage.

« On veut le faire ou on ne veut pas », lâche-t-il.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !