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Premier débat prudent des candidats à la direction des conservateurs de l'Î.-P.-É.

Les cinq candidats sont assis à une table face au public

Les candidats à la direction du Parti progressiste-conservateur de l'Île-du-Prince-Édouard ont pris part à un premier débat dans la municipalité de Three Rivers. Sur la photo: Allan Dale, Sarah Stewart-Clark, Kevin Arsenault, Dennis King et Shawn Driscoll.

Photo : Radio-Canada / François Pierre Dufault

François Pierre Dufault

Les candidats à la direction du Parti progressiste-conservateur de l'Île-du-Prince-Édouard ont croisé le fer lors d'un premier débat, jeudi soir, un débat sans étincelle lors duquel les cinq prétendants au poste de chef de l'opposition à Charlottetown sont demeurés très prudents.

Sur le terrain des idées, les candidats semblent être sur la même longueur d'onde.

Ils promettent tous d'offrir de meilleurs soins de santé dans les régions rurales, qui sont régulièrement touchées par des pénuries de personnel soignant.

Ce n'est pas farfelu d'imaginer qu'on pourrait offrir le même niveau de service dans un hôpital à Alberton ou à Montague que partout ailleurs dans la province, a déclaré le candidat Dennis King d'entrée de jeu.

Si j'ai été en mesure de déployer des médecins en Afghanistan, je peux certainement le faire dans le comté de Kings [dans l'est de l'île], a renchéri le militaire à la retraite Allan Dale.

Les candidats ont fait preuve de la même unanimité sur la question de l'accès à Internet haute vitesse dans les régions rurales, qu'ils perçoivent comme un service essentiel au développement économique de la province.

Opposition à la taxe sur le carbone

Le groupe s'est opposé à l'unisson à une taxe sur le carbone. Il s'est aussi opposé au rejet par la papetière Northern Pulp d'environ 70 millions de litres d'effluents par jour dans le détroit de Northumberland. Et il s'est opposé aux fusions municipales forcées, comme dans la région de Three Rivers, où avait lieu le débat, jeudi soir.

Le format du débat ne permettait pas les échanges directs entre les candidats.

Sur le plan des priorités, les cinq prétendants à la direction du Parti progressiste-conservateur ont exprimé de plus grandes différences.

Dennis King, ancien directeur des communications du parti, perçu par plusieurs observateurs comme le choix de l'establishment, dit vouloir redonner à la formation la stature d'un gouvernement en attente.

Pour la scientifique Sarah Stewart-Clark, la priorité est la santé mentale. Il faut s'inspirer des meilleures pratiques, dit-elle.

Allan Dale promet de faire rayonner la province bien au-delà de ses frontières, sans toutefois préciser comment il compte s'y prendre. Le blogueur et militant pro-vie Kevin Arsenault dit faire de la lutte contre la corruption son cheval de bataille, tandis que Shawn Driscoll souhaite freiner l'exode des jeunes.

Peu de temps avant les prochaines élections

L'enjeu est grand pour le Parti progressiste-conservateur. La formation est dans l'opposition depuis 12 ans et elle se retrouve sans chef à quelques mois des prochaines élections provinciales.

Le chef sortant, James Aylward, a annoncé sa démission à la mi-septembre, moins d'un an après son investiture. Il est le troisième chef de l'opposition officielle à Charlottetown depuis les dernières élections, en 2015, et le cinquième chef depuis les élections de 2011.

Le double défi du prochain chef sera de se faire connaître rapidement des insulaires et de relever la cote de popularité du parti que les sondages relèguent au troisième rang, loin derrière le Parti vert et le gouvernement libéral.

Les progressistes-conservateurs doivent choisir leur prochain chef lors d'un congrès d'investiture, le 9 février. Deux autres débats sont prévus d'ici là, à Summerside et à Charlottetown.

Île-du-Prince-Édouard

Politique provinciale