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Pénurie d'employés : de Montréal à Lac-Brome pour répondre à la demande

Pénurie d'employés : de Montréal à Lac-Brome pour répondre à la demande
Radio-Canada

Nouvelle année, mais même défi pour les entreprises manufacturières de la région : elles doivent redoubler d'ardeur pour trouver des employés. Comme bien d'autres, KDC One, à Lac-Brome, doit faire quotidiennement appel aux agences de placement pour combler ses besoins de personnel à court terme.

L'entreprise fonctionne 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Tous les matins, à 6 h 30, 10 à 20 personnes partent de Montréal pour venir y faire des quarts de travail de 12 heures. Des employés d'une autre agence font aussi le voyage à partir de Sherbrooke.

Les travailleurs employés par des agences représentent le tiers du personnel, soit 260 temporaires pour 821 employés permanents.

Nos employés qui sont immigrants, c'est ce qui nous a permis de survivre et de passer au travers des derniers mois pour faire face aux défis de croissance qu'on avait, assure Charles Lacroix, directeur général de KDC One, un sous-traitant pour des entreprises de cosmétiques.

Pour attirer et surtout retenir la main-d'œuvre, l'entreprise estrienne multiplie les incitatifs. On a beau recruter, si on n'est pas capable de garder les gens ici, c'est toujours un continuel recommencement. Oui, on a dû ajuster les salaires. On se compare continuellement dans le marché, pour voir si on est compétitif, ajoute M. Lacroix.

Pour recruter de nouveaux travailleurs immigrants, l'entreprise va même directement à leur rencontre à Montréal.

KDC One a également facilité l'installation d'une quarantaine de Nigérians à Cowansville. Comme l'explique la responsable des ressources humaines et du développement organisationnel pour l'entreprise, Kim Gobeil, le rôle de l'employeur s'est élargi.

On les aide à se trouver un logement, à trouver des dons d'électroménagers, on leur explique le système québécois, le fonctionnement des impôts. On ne veut pas qu'ils repartent sur l'Île de Montréal, donc il y a un travail de fait avec la communauté pour les parrainer, explique Kim Gobeil.

Même si les organismes régionaux font leur part, les gouvernements supérieurs pourraient faire davantage selon l'entreprise, notamment en matière de francisation. La main-d'œuvre est rare, il faut être créatif et ouvert à toutes sortes d'options, résume Charles Lacroix.

À long terme, l'entreprise va continuer de miser surtout sur l'immigration pour combler le manque de main-d'œuvre.

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