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Tornades : le CISSS de l’Outaouais accuse toujours un « retard » dans son offre de soins psychosociaux

Pauline Mineault répond aux questions d'une journaliste.

Pauline Mineault, directrice adjointe des programmes santé mentale et dépendances, CISSS de l’Outaouais

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l'Outaouais demande de l'aide financière à la province pour combler des retards en soins psychosociaux causés par le déploiement d'urgence d'intervenants dans la foulée des tornades de septembre.

On a pris nos équipes, on les a formées pour pouvoir appuyer les sinistrés et pendant ce temps-là, on n’a pas été capables de donner un service courant à la clientèle, explique le président-directeur général du CISSS de l’Outaouais, Jean Hébert.

Il y a un petit retard et on veut rattraper ce retard-là, et ça nous prend des ressources pour rattraper ce retard-là.

Jean Hébert, PDG du CISSS de l’Outaouais

Résultat : environ 800 personnes en attente de services non urgents font face à un temps d’attente allant de 30 à 150 jours, selon la directrice adjointe des programmes santé mentale et dépendances du CISSS, Pauline Mineault.

Ce que ça représente pour nos services, c’est 4000 heures de temps intervenant qui a été déployé. C’est 69 jours de présence de nos pros sur le terrain, précise Mme Mineault.

L’aide demandée au gouvernement du Québec s’élève à environ 455 000 dollars. C’est l’équivalent de trois ou quatre intervenants à temps complet pour un an, illustre Mme Mineault. C'est ce qui nous permet de croire qu’on est capable de récupérer et d'offrir une réponse aux besoins.

Le ministre responsable de la région de l’Outaouais, Mathieu Lacombe, affirme que son gouvernement examinera la requête de soutien financier du CISSS.

Qu’est-ce qu’on peut faire pour les aider? C’est certain qu’il faut regarder ça. Est-ce que ça passe par une enveloppe supplémentaire? Le CISSS pense que c’est ça. C’est certain qu’on va regarder ça, note le député de Papineau.

Mme Mineault s’attend à une réponse de Québec en janvier. D’ici là, explique-t-elle, le CISSS de l'Outaouais met à l'essai un nouveau système pour accélérer son offre de services.

Notre visée, c'est d'offrir un premier service de nature psychosociale à l'intérieur de 30 jours.

Pauline Mineault, directrice adjointe des programmes santé mentale et dépendances du CISSS de l'Outaouais

[Nous offrons] des groupes ouverts toutes les semaines qui sont disponibles et ça permet à la personne de commencer un premier service avec nous, souligne Mme Mineault. Ce modèle devrait entrer en vigueur en février.

Avec les informations de Camille Boutin

Ottawa-Gatineau

Établissement de santé