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Bilan routier de la SQ : vitesse et distraction au banc des accusés

Les deux véhicules sont des pertes totales. Photo: Courtoisie, Beauce TV
Radio-Canada

Le nombre d'accidents mortels a diminué sur le territoire desservi par la Sûreté du Québec en 2018. La distraction et l'utilisation du cellulaire au volant sont désormais la deuxième cause d'accidents mortels après la vitesse excessive, souligne par ailleurs le bilan routier annuel de la SQ.

L’an dernier, 253 personnes sont mortes sur les routes de la province patrouillées par la Sûreté du Québec, soit 15 de moins qu’en 2017, peut-on lire dans le plus récent bilan routier présenté par la SQ pour 2018.

De ces 253 victimes de la route, 235 ont perdu la vie lors de collisions routières, soit 3,4 % de moins qu’en 2017 où 243 décès avaient été dénombrés à la suite de collisions mortelles.

Habituellement surreprésentés dans les statistiques routières, les jeunes conducteurs québécois affichent cette année un bilan routier nettement plus positif dans le bilan de la SQ avec une baisse de 32 % des décès survenus lors de collisions mortelles.

Ainsi, en 2017, 57 personnes de 16 à 24 ans avaient péri sur le territoire de la SQ contre 39 en 2018.

« C’est une bonne nouvelle pour nous. Cette catégorie d’usagers était fortement représentée l’année passée », a souligné le lieutenant Christian Paquin de la Sûreté du Québec sur les ondes d’ICI RDI.

Peut-être que l’ensemble des modifications qui ont été apportées au Code de la sécurité routière visant les jeunes a eu une influence, c’est très positif.

Christian Paquin, lieutenant à la Sûreté du Québec

La vitesse toujours en tête des causes d'accidents mortels

Parmi les principales causes d’accidents mortels, la vitesse excessive est une fois de plus arrivée en tête de classement en 2018, révèlent les statistiques de la SQ, qui font état de 72 accidents mortels liés à ce comportement en 2018.

Ici aussi, le bilan s’est amélioré par rapport à 2017, où la vitesse excessive avait fait 76 victimes sur les routes de la province.

Distraction et cellulaire au volant

Un homme échange des textos tout en conduisant.Des règles plus strictes concernant l'usage du cellulaire au volant sont en vigueur au Québec depuis le 30 juin. Photo : iStock

La deuxième principale cause d’accidents mortels compilés par la SQ en 2018 était la distraction, notamment en raison de l’utilisation du téléphone cellulaire au volant, qui a été à l’origine de 25 collisions mortelles en 2018.

Pour une deuxième année de suite, la distraction au volant a tué plus de gens sur les routes du Québec que la conduite avec capacités affaiblies, souligne le lieutenant Christian Paquin, et ce, en dépit de la remise de 9000 contraventions pour utilisation d’un téléphone cellulaire au volant.

Drogue et alcool au volant

La troisième cause d’accidents mortels l'an dernier était la conduite en état d’ébriété ou sous l’influence de drogues. Selon les données compilées par la SQ, le nombre d’accidents mortels dus à l’alcool et aux drogues a par ailleurs baissé de 8 % en 2018, ce qui est somme toute une bonne nouvelle.

Ceinture de sécurité

Un homme assis dans une voiture boucle sa ceinture de sécurité.Des automobilistes négligent encore de boucler leur ceinture de sécurité. Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

Les conducteurs québécois ont cependant été moins assidus en ce qui a trait au port de la ceinture de sécurité l’an dernier, si l'on en croit les statistiques de la SQ, qui révèlent que 45 victimes de la route en 2018 ne la portaient pas, alors que le chiffre était de 23 en 2017.

La SQ rappelle que le port de la ceinture, s’il n’empêche pas les accidents de se produire, réduit grandement la gravité des blessures lors d’une collision.

La majorité des accidents se produisent le jour

Depuis le 18 mai dernier, les apprentis conducteurs sont soumis à un couvre-feu obligatoire qui leur interdit de conduire entre minuit et cinq heures du matin afin de réduire les risques d’accident.

Or, selon les données compilées par la Sûreté du Québec, la majorité des accidents mortels se sont produits durant la journée, l’an dernier. « Contrairement aux croyances populaires, la grande majorité des collisions mortelles en 2018 sont survenues le jour. Près des deux tiers des collisions mortelles surviennent entre 8 h et 20 h », peut-on lire dans le communiqué publié jeudi par la SQ.

Ce qui illustre, selon la SQ, l’importance de demeurer vigilant en tout temps au volant.

Accident de la route

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