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Le retrait américain de Syrie sera progressif, dit Trump

Des soldats américains surveillent la région lors d'une patrouille conjointe à Manbij, en Syrie, le 1er novembre 2018.
Donald Trump a démenti avoir fixé le moindre calendrier pour ce retrait qu'il a ordonné contre l'avis de ses principaux conseillers à la Sécurité et sans consulter ni les parlementaires américains ni les alliés des États-Unis. Photo: Reuters / US ARMY
Reuters

Le retrait des forces militaires américaines déployées en Syrie sera progressif, a déclaré mercredi le président américain, Donald Trump qui s'est en outre engagé à protéger les Kurdes du nord du pays, jusque-là soutenus par les États-Unis.

Le chef d'État a démenti avoir fixé le moindre calendrier pour ce retrait qu'il a ordonné contre l'avis de ses principaux conseillers à la Sécurité et sans consulter ni les parlementaires américains ni les alliés des États-Unis.

Donald Trump a dit le 19 décembre son souhait de voir les quelque 2000 soldats américains stationnés dans le Nord syrien quitter le pays et que les États-Unis cessent de participer aux frappes aériennes conduites par la coalition occidentale contre le groupe armé État islamique.

Hostile au projet, le secrétaire à la Défense Jim Mattis a démissionné dès le lendemain de son annonce.

« Nous partons, mais nous partons intelligemment », a dit Donald Trump. « Je n'ai jamais dit que nous allions partir demain », a-t-il ajouté tout en refusant de donner le moindre calendrier.

L'annonce du retrait américain du nord de la Syrie a pris les alliés occidentaux des États-Unis et les milices kurdes soutenues par Washington au dépourvu.

En première ligne du combat contre le groupe État islamique, ces milices sont désormais confrontées à l'armée turque dépêchée dans la région par un gouvernement qui refuse de voir se former un embryon d'État kurde à sa frontière sud.

Syrie : l'engrenage de la guerre

Des commandants américains ont recommandé ces derniers jours de laisser aux Kurdes les armements qui leur ont été confiés pour lutter contre les djihadistes, une préconisation qui risque de se heurter à l'hostilité du pouvoir turc.

Interrogé sur le sort réservé aux combattants kurdes, Donald Trump a d'abord déploré que ces derniers vendent du pétrole à l'Iran, pays à l'encontre duquel la présidence américaine a rétabli une série de sanctions économiques et financières, avant de dire qu'il souhaite les protéger d'une manière ou d'une autre.

« Je n'aime pas le fait qu'ils vendent le peu de pétrole qu'ils ont à l'Iran et nous leur avons demandé de ne plus le vendre à l'Iran. Nous ne sommes vraiment pas enthousiasmés par cette situation. C'est compris? Je ne suis vraiment pas content », a-t-il martelé.

« Nous voulons cependant protéger les Kurdes. Nous voulons protéger les Kurdes, mais je ne veux pas rester en Syrie pour toujours. C'est du sable et c'est la mort. »

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