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Les grands projets industriels à surveiller en 2019 au Saguenay-Lac-Saint-Jean

Un plan 3D de l'usine de Métaux BlackRock
L'usine de Métaux BlackRock Photo: Courtoisie / Métaux BlackRock
Gilles Munger

L'année 2019 sera celle des grands projets industriels au Saguenay-Lac-Saint-Jean. BlackRock, Arianne Phosphate et GNL Québec espèrent toutes faire avancer leurs projets. Voici les principaux enjeux dans ce domaine.

Métaux BlackRock veut ouvrir une mine de ferrovanadium près de Chibougamau et une fonderie au port de Grande-Anse, un projet de plus de 1 milliard de dollars. Quelque 850 millions seront consacrés à l’usine et 300 millions iront à la mine.

BlackRock souhaite amorcer la construction de l'usine dès ce printemps. Il lui reste à obtenir le feu vert de Québec grâce au certificat d'autorisation environnementale pour aller de l'avant.

Des gens dans une salleUne soixantaine de personnes ont assisté aux audiences du BAPE sur le projet de Métaux Blackrock à Saguenay. Photo : Radio-Canada / Mireille Chayer

Le projet créerait 500 emplois : 200 à la mine et 300 à la fonderie de Saguenay.

La mise en production est prévue à l'été 2020.

Arianne Phosphate et la mine d’apatite

La mine d'apatite du Lac-à-Paul au nord du Saguenay-Lac-Saint-Jean, un projet piloté par Arianne Phosphate, est un autre dossier important. L'entreprise a toutes les autorisations requises pour aller de l’avant.

Pour 2019, il faudra trouver les investisseurs et les clients pour commencer à exploiter la mine.

Le projet de 1,2 milliard de dollars permettrait la création de 375 emplois à la mine. Ottawa a autorisé la construction d'un nouveau quai de transbordement sur la rive nord du Saguenay, un projet dirigé par Port Saguenay.

Vue aérienne du lac à Paul et du site projeté de la mine d'Arianne PhosphateLa mine d'Arianne Phosphate doit être construite près du lac à Paul. Photo : Radio-Canada

GNL Québec et le gazoduc de 750 kilomètres

Le troisième grand projet est piloté par GNL Québec. L’exportation du gaz naturel liquéfié à partir du port de Grande-Anse à Saguenay coûterait 14 milliards de dollars.

Les filiales Énergie Saguenay et l'entreprise Gazoduq déposeront deux analyses environnementales distinctes au cours de 2019. Les projets pourraient entrer en production dans cinq ans.

Une carte qui présente un large corridor où pourrait passer un gazoduc de 750 kilomètres de longueur.Le tracé final n'est pas encore déterminé dans ce corridor de 750 kilomètres de long par 60 kilomètres de largeur. Photo : Radio-Canada

Le projet comporte deux volet. D’abord, Énergie Saguenay déposera bientôt ses études d'impact environnemental pour l'usine de liquéfaction construite à Saguenay.

L'entreprise Gazoduq, qui gère la construction d'une conduite de gaz naturel de 750 kilomètres de long, fera la même chose en fin d'année 2019.

La pancarte installée en bordure de la routeLa pancarte installée par le groupe anonyme la Cellule des abysses le long de la route 172 Photo : courtoisie Cellule des abysses

Les manifestations des citoyens qui craignent les conséquences de ces projets sur le fjord du Saguenay seront également à surveiller.

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