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  • Le 6 janvier, des mages qui peuvent nous faire sentir comme des rois

    Sculpture moderne en métal des trois Rois mages.
    La fête des Rois est célébrée tous les 6 janvier. Photo: Radio-Canada

    Le 6 janvier, c'est la fête de l'Épiphanie, qu'on appelle aussi la fête des Rois. Découvrons grâce à nos archives la provenance et l'évolution de cette fête.

    De la crèche de Bethléem à la cathédrale de Cologne

    La fête des Rois conclut la période de festivités qui célèbrent l'avènement de l’Enfant Jésus.

    L’historien Daniel Turcotte nous en raconte les origines dans une chronique présentée le 6 janvier 1988 à l’émission Au jour le jour qu’animent Dominique Lajeunesse et Normand Harvey.

    Pour l’Église catholique, Noël célèbre spécifiquement la naissance de Jésus en tant qu’homme.

    La fête de l’Épiphanie, pour sa part, possède une autre signification. Elle souligne à la fois la nature humaine de Jésus, sa nature royale et sa nature divine.

    Est-ce pour cela que les rois mages sont au nombre de trois?

    Seul saint Matthieu parle dans son Évangile de « trois sages venus d’Orient » offrir en cadeau de l’or, de l’encens et de la myrrhe au nouveau-né.

    Qu'importe. Les rois mages sont devenus incontournables dès le 4e siècle dans l'imagination et dans l'iconographie chrétiennes.

    Entre-temps, ces sages orientaux, popularisés sous les prénoms de Gaspar, de Melchior et de Balthazar, se métamorphosent en rois.

    À l’époque médiévale et à la renaissance, la fête des Rois était célébrée avec faste par les têtes couronnées.

    En Angleterre par exemple, le monarque commandait une pièce de théâtre racontant leurs péripéties. Celle-ci était jouée tous les 6 janvier, habituellement à la cour ou dans une cathédrale.

    Gaspard, Melchior et Balthazar possèdent une puissante symbolique. Ils représentent notamment les trois âges de la vie.

    Ils proviennent également de tous les horizons géographiques. Le plus jeune, le roi mage Balthazar, est souvent dépeint comme étant de race noire.

    Pour la petite histoire, nous pouvons encore de nos jours aller à la rencontre de ces rois mages, du moins de leurs restes présumés.

    Selon la légende, leurs saints ossements se retrouveraient dans une riche châsse en or que l’on peut admirer dans la cathédrale de Cologne en Allemagne.

    Une fête encore célébrée de nos jours

    De nos jours, le symbole de la fête de l'Épiphanie, c’est la fameuse galette des Rois.

    Cette tradition de partager une pâtisserie le 6 janvier est demeurée très vivante dans plusieurs pays catholiques, notamment en France.

    Le 6 janvier 2007, notre correspondant à Paris Maxence Bilodeau nous présente dans un reportage au Téléjournal qu’anime Geneviève Asselin, la meilleure galette des Rois de la région de l’Île-de-France.

    Le boulanger-pâtissier qui la prépare, c’est Régis Colin de la rue Montmartre à Paris. L’artisan, au prénom prédestiné pour célébrer les rois mages, a déjà reçu un premier prix pour son croissant au beurre en 2004.

    Le secret de sa réussite? Des ingrédients de qualité et qu’il utilise avec générosité : de la pâte feuilletée, des amandes broyées et en crème, du sucre, du beurre et des œufs.

    Régis Colin n’oublie pas un autre ingrédient essentiel, une fève ou une figurine qu’il insère dans sa préparation avant de la mettre au four.

    Alors une petite pensée pour Gaspard, Balthazar et Melchior quand vous savourerez votre galette. Et, attention à vos dents au moment de croquer!

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