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Étudier la migration des chauves-souris pour les sauver des éoliennes

Une chauve-souris est tenue entre les doigts d'une main portant un gant de caoutchouc.

Une chauve-souris cendrée est manipulée par des membres de l'équipe d'Erin Swerdfeger.

Photo : soumis par Adam Sprott

Miriane Demers-Lemay

Plus d'un demi-million de chauves-souris sont tuées chaque année en Amérique du Nord pendant leurs migrations en raison des éoliennes, selon des estimations scientifiques. Pour réduire ce nombre, des chercheurs de l'Université de Regina tentent d'identifier leurs routes migratoires.

« Si on peut trouver les endroits où les chauves-souris vont pendant la migration automnale, on peut peut-être mettre les éoliennes dans de meilleurs endroits pour les chauves-souris », explique Erin Swerdfeger, étudiante à la maîtrise en biologie à l'Université de Regina.

Des études ont démontré que plus de 500 000 chauves-souris seraient victimes des éoliennes chaque année en Amérique du Nord, comme le souligne cette étudiante.

« Elles peuvent être frappées par les pales des éoliennes, explique-t-elle. Aussi, lorsque les chauves-souris passent par les pales, il y a une zone de basse pression qui peut endommager leurs poumons et leurs oreilles. »

Deux éoliennes.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des éoliennes dans le ciel de la Saskatchewan

Photo : Reuters

Avec son projet de recherche, l’étudiante tente de déterminer quelles sont les routes migratoires des trois espèces de chauves-souris présentes en Saskatchewan. La chauve-souris rousse et la chauve-souris argentée migrent de la Saskatchewan aux États-Unis, tandis que la chauve-souris cendrée se déplace jusqu'au Mexique pour la saison hivernale.

Suivre les cris d’écholocation

Erin Swerdfeger a installé des détecteurs de cris d'écholocation à des endroits clés de la Saskatchewan, comme à proximité des rivières. Les cris enregistrés sont ensuite analysés par l'étudiante.

Ces cris des chauves-souris permettent de mieux connaître les routes migratoires de ces petits animaux nocturnes qui jouent un rôle essentiel dans le contrôle des insectes.

On essaie, comme chercheurs, de promouvoir l'énergie verte et en même temps de conserver la biodiversité, comme les chauves-souris.

Erin Swerdfeger, étudiante à la maîtrise en biologie à l'Université de Regina
L'étudiante à la maîtrise en biologie Erin Swerdfeger pose dans son laboratoireAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'étudiante à la maîtrise en biologie Erin Swerdfeger tente d'identifier les routes migratoires des trois espèces de chauves-souris présentes en Saskatchewan pendant l'été.

Photo : Radio-Canada / Miriane Demers-Lemay

Selon les résultats préliminaires de la chercheuse, les chauves-souris se déplaceraient principalement dans des corridors dans l'est de la Saskatchewan, où il y a davantage d'arbres et de cours d'eau.

Erin Swerdfeger espère que ce type de résultats permettra de mettre de l'avant des projets de construction de sites d'éoliennes éloignés des corridors de migration des chauves-souris.

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