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La flûte désenchantée, un conte dramatique

La musicienne Marie-Véronique Bourque joue de la flûte traversière de dos devant une fenêtre.

Marie-Véronique Bourque présente sa flûte dans la série Mon instrument.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Marie-Véronique Bourque possède toute une famille de flûtes traversières, et sa préférée est la Lillian Burkart, qui ne la quitte plus depuis leur première rencontre, lors d'un voyage à New York. Dès les premières notes, cette flûte a pris une place privilégiée au sein de sa famille d'instruments. Toutefois, une mésaventure a fait craindre le pire à la musicienne.

Un texte de Monique Polloni

Deux jours avant le lancement de son premier album, c’est le drame : Marie-Véronique laisse tomber sa flûte dans les escaliers, ce qui l’endommage au point où elle doit être expédiée en Californie pour être réparée par un spécialiste. Quelle sera l’étendue des dégâts? Dans quel état sa flûte tant aimée reviendra-t-elle? Retrouveront-elles cette complicité si chère qui les unit?

Voici les deux premiers actes de l'histoire de cette flûte désenchantée.

« La flûte désenchantée », un conte dramatique

Entre l'ordre et la musique, le parcours sans compromis de Marie-Véronique Bourque

Marie-Véronique est flûtiste et auteure-compositrice-interprète. Originaire de Québec, elle vit aujourd’hui à Regina, en Saskatchewan. Diplômée du Conservatoire de musique de Québec, elle rejoint l’orchestre de la Gendarmerie royale du Canada en 1992 et y reste jusqu’à sa dissolution. Elle décide de poursuivre une carrière au sein des forces policières de la GRC, qui durera 25 ans, en parallèle avec sa carrière musicale. Elle fait également partie de l’Orchestre symphonique de Regina tout en explorant plusieurs genres musicaux : classique, cabaret, jazz, baroque, etc.

Lorsque j’étais en secondaire 5 [12e année], se rappelle-t-elle, la conseillère en orientation m’a demandé ce que je voulais faire plus tard et j’ai répondu spontanément : musicienne professionnelle. Elle m’a dit d’oublier ça, que ce n’était pas une carrière. Je lui ai dit : "Policière alors!" Elle m’a répondu que ce n’était pas pour moi, me trouvant trop timide... J’ai fait les deux!

Après de nombreuses années en musique classique, elle se découvre une passion pour le jazz grâce au pianiste Maurice Drouin. Pour elle, c'est un style de musique qui lui procure une grande liberté d’expression. Elle prend sa retraite de la GRC et lance son premier album de jazz, Une porte s’ouvre, en octobre 2018. Son album reçoit une nomination aux Saskatchewan Music Awards 2018 et récolte la quatrième place au sein des meilleurs albums de 2018.

Le travail de policier et celui de musicien de jazz ont beaucoup de choses en commun. La posture du corps pour le tir au fusil ou pour la manutention de la flûte, le contrôle des émotions, l’adrénaline, etc. On se met en danger sur une scène de concert de jazz tout comme dans le domaine policier. J’aime me mettre en danger.

Marie-Véronique Bourque

Le jour où j’ai annoncé à mon patron que je prenais ma retraite, je me sentais tellement légère. J’ai remis mes documents et je suis partie. Dans ma voiture, j’ai pris mon cellulaire, j’avais l’impression que c’était un moment que je voulais immortaliser. J’ai pesé sur le bouton d’enregistrement et j’ai chanté. Une première mélodie m’est sortie du coeur, Une porte s’ouvre.

La série Mon instrument met en vedette ces fidèles complices de scène de musiciens que nous chérissons. Ces artistes nous racontent l'histoire de leurs instruments et nous parlent de la relation qu'ils entretiennent avec eux.

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