•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Explosion due au gaz d'un immeuble en Russie : le bilan monte à 21 morts

L'équipe de secours, dont un dans une échelle, à travers des débris.
Les recherches se poursuivent dans les décombres d'un immeuble de Magnitogorsk soufflé lundi par une explosion. Photo: Reuters
Agence France-Presse

Les secouristes continuaient mercredi de fouiller par un froid glacial les décombres d'un immeuble d'habitation dans l'Oural russe, qui s'est partiellement effondré deux jours plus tôt à la suite d'une explosion due au gaz, faisant au moins 21 morts.

Les corps sans vie de 21 personnes, dont deux enfants, ont été retrouvés, selon un bilan du ministère russe des Situations d’urgence établi à 14 h 30 (heure locale).

Six personnes, dont deux enfants, ont pu être sauvées, et on était toujours sans nouvelles de 20 autres personnes.

« Le travail sur place continue », ajoute dans un communiqué le ministère, précisant que des débris sur 800 mètres carrés avaient été dégagés de l'emplacement durant les dernières 24 heures et chargés sur 50 camions.

Une partie d’un immeuble de neuf étages s’est effondrée dans l’explosion survenue tôt lundi à Magnitogorsk, une ville industrielle de la région de Tcheliabinsk, à quelque 1700 kilomètres à l’est de Moscou, dans les montagnes de l’Oural.

Près de 1100 personnes habitaient dans ce bâtiment en béton de 35 appartements construit en 1973, à l’époque soviétique.

Les secouristes, qui travaillent par un froid glacial ayant atteint -27 degrés Celsius, ont dégagé mardi des gravats un bébé vivant. Des images télévisées l’ont montré sur un lit d’hôpital, veillé par sa mère en larmes.

Des responsables de la santé à Moscou ont indiqué qu’il était dans un état grave, mais stable, souffrant d’engelures ainsi que d’un traumatisme crânien et de plusieurs fractures.

Des fleurs et des bougies s’amoncellent près du site de l’explosion en hommage aux victimes, alors que le gouverneur de la région a décrété une journée de deuil mercredi.

« Nous sommes tous en deuil », a confié un homme à la télévision Rossiya 24, « presque tout le monde dans la ville connaissait quelqu’un » touché par l’accident.

Le Comité d’enquête russe, organisme chargé des principales investigations dans le pays, a annoncé mardi soir qu’aucune trace d’explosifs ou de leurs composants n’avait été découverte sur les décombres déjà déblayés, sur fond de rumeurs avancées par certains médias locaux selon lesquelles l’explosion serait due à un attentat.

Ces rumeurs se sont accélérées après une autre explosion mardi soir dans un minibus, également à Magnitogorsk, qui a fait trois morts, selon les autorités locales.

Les autorités n’ont fait aucun lien entre les deux déflagrations.

Le président russe Vladimir Poutine s’était rendu immédiatement sur les lieux, lundi.

Une enquête a été ouverte, mais les services russes de sécurité (FSB) ont confirmé qu’une explosion de gaz avait été à l’origine du drame.

L’installation de gaz dans l’immeuble n’avait pas été révisée depuis plus de six mois, a affirmé à la télévision le chef du comité d’enquête, Alexandre Bastrykine.

Les explosions de gaz meurtrières sont relativement communes en Russie, car la plupart des infrastructures remontent à l’époque soviétique et les normes de sécurité sont souvent ignorées.

Située dans une région dont le sous-sol est riche en minerais, Magnitogorsk, qui compte 400 000 habitants, abrite l’une des principales aciéries de Russie.

Accidents et catastrophes

International