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Sauter, bondir, ramper pour une meilleure concentration en classe

Une jeune fille saute.

Heidi Peters, une élève de 1re année, termine le sentier sensoriel après le dîner. Elle est maintenant prête à se rendre en classe.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Dans de nombreuses écoles, les récréations et les classes d'éducation physique sont les seuls moments de la journée qui permettent à un élève de faire de l'activité physique, mais une école en milieu rural au Manitoba tente de remédier à la situation.

« Nous nous efforçons de faire en sorte que nos enfants apprennent à la fois le calcul et l'alphabétisation, mais aussi qu'ils soient conscients de tout leur corps, de leur bien-être », affirme la directrice de l’École Roland, Brandy Chevalier, en parlant d'un parcours installé dans les corridors de l'école depuis novembre, appelé le « sentier sensoriel ».

Le chemin demande aux élèves de sauter, de s’accroupir, de faire des extensions des bras et de ramper.

Ils suivent le sentier tous les matins et après l’heure du dîner.

Et durant les heures de classe, si les enseignants remarquent que les élèves ont de la difficulté à se concentrer, ils peuvent leur proposer de suivre le sentier quelques minutes.

Les élèves Ethan Dyck et Caleb Mitchell disent que cela fait une différence.

« Cela m'aide vraiment à me calmer. Cela m'aide à dépenser de l'énergie », affirme Caleb.

« Ça m’aide à me concentrer », ajoute Ethan.

Le sentier sensoriel de l'École Roland est le premier du genre au Manitoba, explique Brandy Chevalier. L’idée est inspirée d'une initiative de l'Alberta lancée en 2015.

Brandy Chevalier espère que cela puisse devenir « une mesure préventive pour certains problèmes de comportement pouvant survenir chez un enfant qui n'arrive pas à rester assis sur une chaise en classe ».

Des jeunes s'activent dans un corridor.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les élèves parcourent le sentier sensoriel à l'école Roland.

Photo : Radio-Canada

Des avantages qui dépassent les salles de classe

Les avantages ne sont pas seulement pédagogiques. Faire de l’exercice tous les jours accroît les capacités physiques, ce qui renforce la confiance en soi et incite les gens à être plus actifs.

Selon Dean Kriellaars, professeur du Département de physiothérapie de l'Université du Manitoba, la santé générale des jeunes s'améliore en augmentant leur niveau de littératie physique.

En 2013, l'Organisation mondiale de la santé a estimé que le coût global de l'inactivité physique représentait environ 54 milliards de dollars américains en soins de santé directs et plus de 14 milliards de dollars en pertes de productivité.

Plus de 40 maladies non transmissibles, dont le cancer du sein, le diabète de type 2 et les accidents vasculaires cérébraux peuvent être liées à ce que Dean Kriellaars décrit comme étant une épidémie mondiale d'inactivité physique.

Notre société doit changer. Notre valorisation du mouvement doit changer.

Dean Kriellaars, professeur de physiothérapie à l'Université du Manitoba

Brandy Chevalier voit un avenir pour les programmes d’activité physique dans les écoles.

« Vous devez faire vos devoirs. Vous devez vous asseoir avec votre ergothérapeute. Vous devez vous asseoir avec vos experts et discuter vraiment de ce dont vos étudiants ont besoin », dit-elle.

D'après les informations de Karen Pauls

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