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Une députée dénonce le manque de transparence dans les cas d'allégations d'inconduite

Karen McPherson répond aux questions des journalistes dans un couloir de l'Assemblée législative de l'Alberta.

La députée du Parti albertain Karen McPherson a écrit au président de l'Assemblée législative pour demander la tenue d'une enquête sur la façon dont des allégations d'inconduite sexuelle à l'endroit de deux députés du gouvernement ont été traitées.

Photo : Radio-Canada / Michelle Bellefontaine

Radio-Canada

La députée du Parti albertain Karen McPherson se dit déçue du manque de transparence dans l'enquête sur des allégations d'inconduite sexuelle visant deux députés du Nouveau Parti démocratique (NPD) de la province.

La représentante de Calgary-Mackay-Nose Hill a envoyé une lettre le 16 novembre au président de l'Assemblée, Bob Wanner.

Elle lui demandait d'évaluer comment le NPD avait traité des allégations d'inconduite sexuelle formulées à l'encontre de deux de ses députés, dont les noms n'ont jamais été dévoilés.

Dans sa réponse, Bob Wanner a déclaré que son bureau n'avait jamais reçu de « plainte spécifique » concernant des membres du caucus NPD.

Il renvoie aussi à un processus de ressources humaines utilisé pour enquêter sur des allégations portées par des employés du Bureau de l'Assemblée législative (AJO).

« Les membres de la haute direction du Bureau poursuivent leurs efforts pour former le nouveau personnel et réaffirmer avec le personnel en place les principes d’un environnement de travail sûr », a déclaré Bob Wanner.

Karen McPherson estime que Bob Wanner ne répond pas à la nécessité d'un processus précis pour traiter de telles plaintes.

« Ces lignes directrices n'englobent pas ce genre de circonstances », a-t-elle déclaré.

Pour sa part, la première ministre Rachel Notley a répété que son caucus avait un « processus solide » en place pour répondre aux allégations qui ont été formulées.

Elle a de nouveau refusé de divulguer la nature des plaintes ou les noms des deux députés impliqués pour protéger l’identité des possibles victimes.

« En les nommant, vous pourriez décourager environ 75 ou 80 % des personnes qui travaillent dans ce milieu de soulever une préoccupation », a déclaré Rachel Notley.

Nouveau processus

Karen McPherson suggère plutôt un processus standardisé d'enquête par une tierce partie.

Elle croit qu’il faudrait des normes de transparence plus élevées lorsqu'une allégation grave est portée contre un représentant élu.

« La confidentialité fait en sorte que le problème devient peut-être plus important que ce qu'il est », dit-elle.

Le public doit pouvoir évaluer de manière raisonnable si un député « a juste commis une erreur » ou « s'il a fait quelque chose de plus grave », résume-t-elle.

Ces allégations de comportements inappropriés ont été révélées pour la première fois après le renvoi du caucus de l'ancienne députée du NPD Robyn Luff le 5 novembre.

Le bureau de la première ministre a confirmé que des allégations de comportement inapproprié avaient été portées, de l'extérieur du caucus, contre deux députés provinciaux du NPD siégeant depuis 2015.

Le NPD a déclaré qu'une enquête approfondie avait été menée par Janice Rubin de la firme Rubin Thomlinson à Toronto, et par Ayla Akgungor de Field Law à Edmonton.

Dans les deux cas, les enquêtes ont conclu que des séances de sensibilisation étaient suffisantes pour remédier à ces comportements.

Avec des informations de Kim Trynacity, CBC

Alberta

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