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Les femmes PDG gagnent toujours moins que leurs collègues masculins

Une femme travaille à l'ordinateur.

Les femmes ne représentent que 4 % des PDG d'entreprises au Canada.

Photo : iStock / Portra

La Presse canadienne

Un nouveau rapport sur les plus hauts dirigeants d'entreprises canadiennes les mieux payés indique que les femmes ont encore plus de mal que les hommes à accéder à ces plus hautes fonctions et, lorsqu'elles y parviennent, à toucher les mêmes revenus.

Le rapport publié mercredi par le Centre canadien de politiques alternatives signale que, parmi les quelque 1200 dirigeants de 249 grandes sociétés publiques du Canada, les femmes ne gagnent que 0,68 $ pour chaque dollar versé à leurs collègues masculins.

Selon cette étude, l'écart se réduit à 0,86 $ à l'échelon des cadres supérieurs, ce qui correspond presque à l'écart salarial global du pays, qui se situe à 0,87 $, soit ce qu'obtient une femme pour chaque dollar perçu par un homme, d'après Statistique Canada.

L'écart au sommet de la hiérarchie d'entreprise signifie qu'en moyenne, les hommes reçoivent environ 950 000 $ de plus par année que les femmes qui occupent des postes de direction similaires.

L'économiste principal du Centre canadien de politiques alternatives, David Macdonald, affirme que l'étude démontre que, malgré leurs qualifications, les femmes continuent à éprouver des difficultés à obtenir un traitement juste en matière de revenus des hauts dirigeants.

« On parle des hautes directions, c'est ce qu'on examine, mais je pense que cela reflète bien ce qui se passe à l'intérieur des grandes entreprises canadiennes et les obstacles que rencontrent les femmes pour obtenir un traitement équitable, même lorsqu'elles possèdent toutes les compétences », estime l'économiste principal du Centre, David Macdonald.

Plusieurs explications

Le rapport de M. Macdonald mentionne trois facteurs responsables des écarts salariaux entre hommes et femmes de la haute direction. Le fait que peu de femmes occupent des fonctions de chef d'entreprise constitue l’un de ces facteurs. Elles représentent environ 4 % des PDG au Canada, tandis que 10 % des cadres supérieurs sont des hommes.

Le deuxième facteur concerne les « primes de rendement » versées aux hauts dirigeants, qui sont plus élevées pour les hommes que pour les femmes. En éliminant les primes de l'équation, l'écart salarial est réduit à 0,82 $ pour chaque dollar, soit presque l'écart moyen dans l'ensemble de la main-d'œuvre du pays.

Quant au troisième facteur, il se rapporte au fait que les entreprises qui comptent davantage de femmes au sein de leur direction sont généralement de plus petite taille et ne peuvent donc pas offrir des salaires aussi généreux, précise M. Macdonald.

Néanmoins, la rémunération moyenne des chefs de direction des plus grandes sociétés canadiennes s'est élevée à 10 millions de dollars en 2017, une somme qui était 197 fois plus élevée que le salaire annuel du travailleur canadien moyen.

Les dirigeants les mieux payés du Canada devraient avoir atteint, ce 2 janvier vers midi, un revenu total pour 2019 équivalent à celui que le travailleur moyen mettra toute l'année à gagner, selon l'étude.

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