•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Trump persiste : il veut un « mur solide » à la frontière avec le Mexique

Un agent de sécurité privé bloque la caméra pour éviter d'être photographié sur une nouvelle section du mur de Santa Teresa, au Nouveau-Mexique, du côté mexicain de la frontière à San Jeronimo, à la périphérie de Ciudad Juarez, Mexique le 23 avril 2018
Le président Trump refuse de signer une loi budgétaire si elle n'inclut pas cinq milliards de dollars pour ce mur, ce que les démocrates refusent. Photo: Reuters / Jose Luis Gonzalez
Agence France-Presse

Le président Donald Trump a répété lundi qu'il voulait un « mur solide » à la frontière américano-mexicaine, réitérant une revendication au cœur d'une paralysie partielle des administrations fédérales depuis dix jours.

« Un mur en béton n'a jamais été abandonné », a-t-il tweeté, au lendemain de confidences du secrétaire général de la Maison-Blanche sur le départ, John Kelly, indiquant au contraire que l'administration a rapidement « abandonné l'idée d'un mur solide et en béton ».

Certes, les garde-frontières préfèrent un mur qui ne soit pas opaque « afin de voir ce qui se passe des deux côtés », a admis Donald Trump dans une série de tweets. Mais qu'on ne s'y trompe pas, il réclame bien un « mur solide, fort » à la frontière avec le Mexique, longue de 3200 kilomètres.

Donald Trump, qui a fait de la lutte contre l'immigration illégale l'un de ses chevaux de bataille, refuse de signer une loi budgétaire si elle n'inclut pas cinq milliards de dollars pour ce mur, ce que les démocrates refusent, proposant en échange plus d'un milliard pour d'autres mesures de sécurité à la frontière (capteurs, caméras, etc.).

Ce bras de fer a entraîné une paralysie de l'État de 25 % des administrations fédérales qui ne sont plus financées depuis le 22 décembre à minuit.

Donald Trump, président des États-Unis

Ces derniers jours, certains républicains ont adopté un vocabulaire conciliant pour tenter de sortir de l'impasse. « Le mur est une métaphore pour la sécurité à la frontière », a ainsi déclaré dimanche le sénateur républicain Lindsey Graham, l'un de ses proches.

Mais Donald Trump s'accroche à sa promesse de campagne. Un mur est efficace « presque à 100 % s'il est bien construit », a-t-il assuré. Les démocrates « disent que c'est une vieille technologie, mais la roue aussi! »

Parallèlement, les démocrates qui vont prendre jeudi le contrôle de la Chambre des représentants semblent peaufiner leur plan pour sortir de la paralysie.

D'après les médias américains, ils pourraient mettre au vote dès jeudi un budget temporaire pour assurer le financement des administrations le temps de trouver un accord définitif.

Un texte comparable avait été adopté par le Sénat, contrôlé par les républicains, avant que M. Trump ne lui retire son soutien.

Cette paralysie de l'État est la troisième de l'année, après janvier (trois jours) et février (quelques heures). Le précédent, en octobre 2013, avait duré 16 jours. Le record, de 21 jours, remonte à 1995-96.

Politique américaine

International