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Des mesures contre le harcèlement sur le point d'entrer en vigueur

Une femme triste laisse reposer sa tête sur ses mains.

Photo : iStock

Radio-Canada

Dès le 1er janvier, toutes les entreprises québécoises – toutes tailles confondues – devront se doter d'une politique contre le harcèlement psychologique, physique et sexuel. Ce changement aux normes du travail intervient près d'un an après le déclenchement du mouvement de dénonciation #MoiAussi.

Les nouvelles politiques des entreprises doivent prévoir une définition du harcèlement, un mécanisme de traitement des plaintes et les sanctions envisagées.

Pour Jo Circé, propriétaire du restaurant Pacini à Rosemère, où une politique contre le harcèlement existe déjà, c’est un moyen de traiter les problèmes à la source.

Ça m’a permis justement de pouvoir faire des suivis avec les employés si jamais il y avait des problèmes. Ça m’a permis d’être proactif et de faire en sorte qu’on ne se retrouve pas avec des plaintes et de corriger la situation immédiatement.

Jo Circé, propriétaire de restaurant

Même si tous les secteurs professionnels sont touchés par ces nouvelles mesures, l’avocat spécialisé en droit du travail Éric Lallier s’attend à « un peu de résistance » au sein des petites entreprises. « On peut s’attendre à des délais additionnels avant la mise en place des politiques chez les plus petites entreprises », souligne-t-il.

Le nombre d'enquêtes pour harcèlement dans les milieux de travail a augmenté ces dernières années, notamment depuis l'émergence du mouvement #MoiAussi.

En 2017, la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) a reçu 4669 plaintes pour harcèlement psychologique, contre 4400 en 2016 et 4022 en 2011.

Les politiques contre le harcèlement au travail devraient entraîner une nouvelle augmentation des plaintes, selon Manon Poirier, directrice générale de l'Ordre des conseillers en ressources humaines agréés.

Une bonne politique solide va faciliter les dénonciations, car la difficulté pour les victimes, c’est de dénoncer.

Manon Poirier, dg de l'Ordre des conseillers en ressources humaines agréés

La violence verbale est le type le plus fréquent de harcèlement en milieu de travail, selon Statistique Canada : 13 % des femmes et 10 % des hommes ont déclaré en avoir subi au cours des 12 mois précédents.

Les comportements humiliants arrivent en deuxième place, signalés par 6 % des femmes et 5 % des hommes.

Avec les informations de Marie-Laurence Delainey

Harcèlement

Société