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Encore trop de morts sur les cours d’eau en 2018 en Atlantique

La GRC enquête sur une noyade au lac Chocolat, à Halifax, en juillet 2018.

La Croix-Rouge canadienne déplore 39 décès sur les cours d'eau cette année en Atlantique.

Photo : Radio-Canada / CBC/Paul Palmeter

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le nombre de personnes qui perdent la vie sur les cours d'eau demeure trop élevé, selon la Croix-Rouge canadienne, qui rappelle dans son bilan de fin d'année que ces décès demeurent évitables. En 2018, l'organisme a dénombré 39 décès non intentionnels liés à l'eau dans les quatre provinces de l'Atlantique, ce qui se situe dans la moyenne des cinq dernières années.

Cela demeure beaucoup trop, dit Dan Bedell, le directeur des communications de la Croix-Rouge canadienne en Atlantique. Évidemment, nous voudrions qu’il n’y ait aucune noyade.

Au cours de l’année qui se termine, on a déploré 16 décès en Nouvelle-Écosse, 13 à Terre-Neuve-et-Labrador, six à l’Île-du-Prince-Édouard et quatre au Nouveau-Brunswick.

Plus d’un tiers des décès étaient liés à la pêche commerciale ou récréative. Il y a deux mois, le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) tirait d’ailleurs la sonnette d'alarme à ce sujet, et qualifiait 2018 d’année la plus meurtrière en 14 ans dans l'industrie de la pêche commerciale.

La Croix-Rouge note au moins six décès en 2018 liés à la baignade, et deux survenus lorsqu’un véhicule routier est tombé à l’eau. L’organisme se réjouit cependant qu’il n’y ait eu aucun décès de motoneigiste s’aventurant sur la glace avec son engin. On avait déploré plusieurs cas du genre lors des années précédentes.

Diminution des décès au Nouveau-Brunswick, hausse à l'Île-du-Prince-Édouard

L’organisme précise que plusieurs causes, et pas seulement la noyade, peuvent mener à des tragédies dans les cours d’eau, comme des malaises, une blessure ou l’hypothermie.

Deux policiers transportent un canard jaune gonflable sur la berge d'un lac.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La Croix-Rouge canadienne déplore 39 décès liés à l'eau en 2018 en Atlantique.

Photo : Radio-Canada / Gabrielle Fahmy

La Nouvelle-Écosse, province la plus populeuse en Atlantique, compte 16 décès liés à l’eau en 2018, deux de plus que l’année précédente. Sept de ces décès sont survenus lors d’activités de pêche commerciale ou récréative. Deux baigneurs ont perdu la vie, et deux plaisanciers ont péri en bateau.

À Terre-Neuve-et-Labrador, où le nombre de décès est demeuré le même ces deux dernières années, 8 des 13 décès survenus en 2018 se sont produits lors d’activités de pêche commerciale ou récréative. Trois baigneurs ont perdu la vie. On note aussi qu’un d’automobiliste est tombé dans un lac avec son véhicule, et qu’une femme a souffert d’un malaise fatal en voulant se rafraîchir dans un cours d’eau.

Le nombre de décès liés à l’eau a chuté de plus de la moitié au Nouveau-Brunswick, passant de neuf en 2017 à quatre en 2018. Ils sont tous le résultat d’accidents nautiques. Un père et sa fille sont décédés lorsqu’un radeau a chaviré avec huit personnes à bord sur la rivière Miramichi ; un homme a perdu la vie lorsque son canoë s’est renversé sur un lac près de Musquash ; un touriste américain est mort lorsque son kayak s’est retourné dans la baie de Fundy.

Il y a eu six décès liés à l’eau à l’Île-du-Prince-Édouard, comparativement à deux en 2017. Quatre des six victimes prenaient part à de la pêche commerciale.

La rivière bordée de terres boiséesAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La rivière Miramichi, au Nouveau-Brunswick.

Photo : CBC/ Catherine Harrop

Pour éviter des tragédies, la Croix-Rouge recommande le port de vêtement de flottaison individuel lorsque l’on se trouve dans l’eau ou près d’un cours d’eau. Elle souligne la pertinence des cours de natation et rappelle de s’abstenir de consommer de l’alcool ou des drogues avant la baignade ou lors de la conduite d’un véhicule allant sur l’eau.

En Atlantique, 33 des 39 victimes étaient des hommes, âgés de 2 à 78 ans. Six étaient des femmes, dont l’âge a varié de 29 à 82 ans.

Pour produire son rapport, la Croix-Rouge consulte les rapports de police, les comptes-rendus des médias, ainsi que les réseaux sociaux et les avis de décès. Elle précise que ses données ne sont pas officielles et peuvent être rectifiées au besoin. Les suicides confirmés ou suspectés ne sont pas pris en compte, puisque ce rapport se concentre sur les décès non intentionnels.

Environ 525 Canadiens meurent chaque année de décès non intentionnels liés à l’eau.

Avec les informations de La Presse canadienne

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