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Trump serait prêt à « ralentir » le retrait de ses troupes de Syrie

Des rebelles syriens armés, appuyés par la Turquie, sont positionnés dans les environs de la ville de Manbij, sous contrôle kurde.

Des rebelles syriens armés, appuyés par la Turquie, sont positionnés dans les environs de la ville de Manbij, sous contrôle kurde.

Photo : Reuters / Khalil Ashawi

Agence France-Presse

Le président Donald Trump est prêt à « ralentir » le retrait des troupes américaines de Syrie pour vaincre définitivement le groupe armé État islamique (EI, également appelé Daech), a assuré dimanche un de ses proches, le sénateur républicain Lindsey Graham.

Le parlementaire, qui avait manifesté ses inquiétudes dans la matinée au sujet de ce désengagement, est sorti « rassuré » d'un déjeuner avec le président Trump.

Le président est déterminé à faire en sorte que, lorsque nous quitterons la Syrie, Daech soit complètement vaincu.

Lindsey Graham, sénateur républicain
Le sénateur Lindsey Graham

Le sénateur républicain Lindsey Graham après son déjeuner avec Donald Trump à la Maison-Blanche le 30 décembre 2018

Photo : The Associated Press / Pablo Martinez Monsivais

« Le président comprend qu'on a besoin de finir le travail », a-t-il déclaré à la presse en sortant de la Maison-Blanche. « Nous allons ralentir les choses d'une manière intelligente », a-t-il ajouté.

Donald Trump a ordonné récemment le retrait total des quelque 2000 soldats américains actuellement déployés dans le nord de la Syrie, essentiellement des forces spéciales présentes pour combattre Daech et entraîner les forces locales dans les zones reprises aux djihadistes.

Le milliardaire républicain a pris cette décision bien que de hauts responsables militaires américains aient multiplié les mises en garde contre un retrait précipité qui laisserait la voie libre en Syrie aux alliés du régime de Bachar Al-Assad, à savoir la Russie, grande rivale des États-Unis, et l'Iran, bête noire de l'administration Trump.

Crainte d'un « massacre »

Lindsey Graham avait qualifié cette décision d'« énorme erreur ». « Je vais lui demander de s'asseoir avec ses généraux et de reconsidérer la manière de faire ça. De ralentir. De nous assurer que nous fassions ça bien et que l'EI ne revienne jamais », avait-il dit sur CNN avant leur déjeuner.

« Si nous partons maintenant, les Kurdes vont être massacrés », craignait le sénateur, membre de la commission sur les forces armées.

La Turquie menace de lancer une offensive contre la milice kurde YPG, qui se bat avec l'appui de Washington contre les djihadistes dans le nord de la Syrie. Ankara l'accuse d'être une extension du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui mène une guérilla en Turquie depuis 1984.

Le président Trump « est conscient du problème, il a promis de parler à la Turquie pour qu'il y ait une zone tampon », a déclaré M. Graham après leur rencontre. « La dernière chose que nous voulons, c'est une guerre entre la Turquie et les Kurdes, qui enlèverait la pression sur Daech. »

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