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L'administration américaine ne veut pas un mur au sens propre, souligne John Kelly

TOPSHOT - A girl travelling in a caravan of Central American migrants hoping to reach the United States, looks through the US-Mexico border fence in Playas de Tijuana, Baja California State, Mexico, on December 14, 2018. - A seven-year-old Guatemalan girl died of dehydration and exhaustion in the custody of US border agents last week, on December 8, as President Donald Trump struggles to deter a tide of migrants fleeing poverty and violence in Central America -- and battles with Congress for a

La clôture qui sépare le Mexique des États-Unis à Playas de Tijuana

Photo : AFP/Getty Images / GUILLERMO ARIAS

Agence France-Presse
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Même si Donald Trump continue de réclamer un « mur » à la frontière sud des États-Unis, son administration privilégie depuis longtemps des mesures de sécurité renforcées au sens large, souligne le chef de cabinet de la Maison-Blanche sur le départ, John Kelly, dans un entretien publié dimanche.

« Pour être honnête, ce n'est pas un mur », déclare le général Kelly dans une entrevue accordée au quotidien Los Angeles Times, alors qu'une partie des administrations fédérales sont paralysées depuis neuf jours en raison d'un bras de fer sur cette question.

Le président, qui a fait de la lutte contre l'immigration illégale un de ses chevaux de bataille, refuse de signer une loi budgétaire si elle n'inclut pas 5 milliards de dollars pour construire un mur à la frontière avec le Mexique.

« Les garde-frontières ont besoin du mur », tweetait-il encore samedi.

Les démocrates refusent cette exigence et proposent en échange plus d'un milliard pour d'autres mesures de sécurité à cette frontière, longue de 3200 km.

Le bras de fer a entraîné la paralysie de 25 % des administrations fédérales qui ne sont plus financées depuis le 22 décembre à minuit.

« Le président dit encore "mur" – parfois, il parle de "barrière" ou de "clôture" – maintenant il penche pour des barreaux en fer. Mais nous avons abandonné l'idée d'un mur de béton solide lors des débuts de cette administration », révèle John Kelly, qui sera remplacé dans deux jours par Mick Mulvaney, l'actuel directeur du budget à la Maison-Blanche.

Des ouvriers installent un nouveau mur entre la ville de Santa Teresa, au Nouveau-Mexique, et la ville mexicaine de San Jeronimo de l’État de ChihuahuaAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des ouvriers ont commencé à installer un nouveau mur entre la ville de Santa Teresa, au Nouveau-Mexique, et la ville mexicaine de San Jeronimo de l’État de Chihuahua.

Photo : Reuters / Jose Luis Gonzalez

L'ancien général de la Marine, qui a été secrétaire à la Sécurité intérieure avant de devenir chef de cabinet de la Maison-Blanche en juillet 2017, explique être parvenu à cette conclusion en discutant avec les garde-frontières et les agents des douanes.

« Ils nous ont dit : "nous avons besoin de barrières physiques dans certains endroits, nous avons besoin de technologies partout, et il nous faut plus d'hommes" », énumère-t-il.

Dans cet entretien, John Kelly, dont les relations avec le président s'étaient dégradées au fil des mois, parle des migrants avec beaucoup plus d'empathie que Donald Trump.

John KellyAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le secrétaire américain à la Sécurité intérieure, John Kelly

Photo : La Presse canadienne / Associated Press/Denis Poroy

Alors que le milliardaire républicain accuse régulièrement les sans-papiers d'abriter en leur sein des criminels, voire des terroristes, le général Kelly assure que « les immigrants clandestins ne sont pas, dans l'immense majorité des cas, de mauvaises personnes ».

« Je n'ai que de la compassion pour eux, les jeunes enfants », ajoute-t-il, alors qu'une fillette de sept ans et un garçon de huit ans, tous deux originaires du Guatemala, sont morts en rétention aux États-Unis dans deux incidents distincts en décembre.

Samedi, le président Trump n'a pas hésité à utiliser ces drames dans son face-à-face avec les démocrates, qu'il a accusés d'être les seuls responsables des morts de ces enfants.

Donald Trump, président des États-Unis

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