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Hausse du nombre de réfugiés mineurs qui arrivent au Canada non accompagnés

Elisée Makola regarde par la fenêtre.
Elisée Makola avait 15 ans lorsqu'elle a fui seule la République démocratique du Congo. Photo: CBC / Evan Mitsui
Radio-Canada

Le nombre de demandes d'asile présentées par des mineurs non accompagnés a augmenté de 40 % au pays en 2017 comparativement à 2016, passant de 287 à 492, selon les données de la Commission de l'immigration et du statut de réfugié du Canada.

Élisée Makola avait 15 ans lorsqu’elle a quitté la République démocratique du Congo.

Deux ans plus tard, elle est arrivée seule à l’aéroport international Pearson de Toronto avec une seule valise remplie de vêtements tropicaux, décrit-elle.

Il y avait le risque d’être persécuté et tué. Je l’ai vu. Je me suis dit que si j’avais la chance d’y échapper, je la prendrais.

Élisée Makola

La jeune femme, qui a maintenant 23 ans, explique avoir été séparée de sa famille dans un climat de violence et d’instabilité dans son pays natal. Elle s’est enfuie en Zambie puis s’est ensuite rendue jusqu’au Canada.

Khalid Sadiqi, originaire de l’Afghanistan, avait 17 ans lorsqu'il est arrivé au Canada. Il a fui seul son pays en 2015, inquiet pour sa sécurité alors que les talibans commençaient à faire des gains territoriaux.

Portrait de Khalid Sadiqi qui regarde au loin.Khalid Sadiqi est arrivé au Canada à l'âge de 17 ans après avoir fui l'Afghanistan. Photo : CBC / Evan Mitsui

Il explique que la décision a été difficile à prendre étant donné qu'il est le plus jeune d’une famille de huit enfants.

Il s’est rendu aux États-Unis, a pris un autobus de New York à Buffalo et a ensuite traversé à pied le pont Rainbow jusqu’à Niagara Falls, au Canada.

Ça peut être si difficile de quitter son pays. Les défis peuvent être liés à la langue, la culture, la façon dont les gens vivent.

Khalid Sadiqi

Il affirme que l’organisme Matthew House à Toronto, qui accueille des réfugiés, a grandement contribué à son accueil et à son intégration et que les gens qu’il y a rencontrés sont devenus sa nouvelle famille, après des années difficiles loin de ses proches.

Un problème en expansion

La fondatrice de l’organisme Matthew House, Anne Woolger, et militante de longue date pour les immigrants, constate que l’arrivée de réfugiés mineurs non accompagnés est une problématique relativement récente.

Je ne me souviens pas de les voir arriver comme cela il y a 30 ans, affirme-t-elle.

Anne Woolger regarde par la fenêtre en souriant.Anne Woolger a fondé, en 1998, l'organisme Matthew House pour les réfugiés. Depuis, l'espace a été aménagé et peut désormais héberger une dizaine de mineurs non accompagnés. Photo : CBC / Evan Mitsui

Elle remarque que de plus en plus d’adolescents viennent se réfugier au Canada et qu’ils partagent tous des histoires similaires de persécution et de torture dans leur pays d’origine.

La plupart des réfugiés qui arrivent au pays sont parrainés par le gouvernement ou le secteur privé, mais ceux qui se présentent à la frontière sans l’avoir annoncé au préalable doivent s’organiser seuls à leur arrivée.

Anne Woolger souligne que ces adolescents non accompagnés sont souvent laissés à eux-mêmes, sans endroit où loger.

Elle ajoute que dans ces circonstances, plusieurs se retrouvent dans la rue, une réalité qui l’inquiète.

Avec les informations de Nazima Walj de CBC

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