•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Conduire la Zamboni, pourquoi pas?

La femme de dos sur la surfaceuse.

Nathalie Houde conduit fièrement la surfaceuse à glace.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Si de plus en plus de filles endossent l'uniforme pour jouer au hockey, il est encore rare de voir des femmes faire l'entretien des glaces. À Saguenay, on en compte deux sur la trentaine d'employés attitrés à l'entretien des arénas.

Les surfaceuses à glace n'ont plus de secret pour elles. Nathalie Houde et Émilie Lavoie ne passent pas inaperçues sur leur bolide.

Y'en a beaucoup qui disent : "Oh, t'es nouvelle! Je ne savais pas qu'il y avait des femmes!"

Nathalie Houde, préposée à l'entretien des arénas, Ville de Saguenay

Nathalie Houde affirme qu’elle avait déjà conduit une surfaceuse quand elle était dans les Forces armées canadiennes.

Je jouais beaucoup au hockey. J'ai demandé s'ils cherchaient quelqu'un et ils m'ont dit oui. C'est comme ça que c'est arrivé, affirme Nathalie Houde.

Pour sa part, Émilie Lavoie a grandi dans une famille d’agriculteurs.

Ce choix de carrière paraissait tout naturel lorsqu’elle a changé d’emploi il y a trois ans.

Je me suis dit : "Ce n’est pas sorcier, ce n’est pas pire que de chauffer un tracteur. Ça s'apprend."

Émilie Lavoie, préposée à l'entretien des arénas, Ville de Saguenay
Nathalie Houde sur la surfaceuse à glace.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Sur une trentaine d'employés municipaux attitrés à l'entretien des huit arénas de la ville de Saguenay, il y a seulement deux femmes.

Photo : Radio-Canada

Ce n'est pas très difficile. Le faire, ça peut être facile, mais bien le faire ça peut être difficile, ajoute Nathalie Houde.

Conduire un véhicule sur la glace demande une certaine habileté.

On conduit entre huit, neuf différentes Zambonis. Faut faire attention quand on change toujours. Quand on est habitué à notre Zamboni, on sait comment elle va réagir, précise Nathalie Houde.

C’est long de passer la surfaceuse?

En moyenne neuf minutes, mais ici au centre Georges-Vézina, c'est une glace olympique, donc ça en prend 12.

Émilie Lavoie, préposée à l'entretien des arénas, Ville de Saguenay
Les deux femmes sur les bancs d'arénaAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Nathalie Houde et Émilie Lavoie sont toutes les deux préposées à l'entretien des arénas de Saguenay.

Photo : Radio-Canada

Leur travail ne se résume pas à refaire la surface des glaces. Tout comme leurs collègues masculins, elles doivent faire l'entretien des bâtiments.

On s'assure que les chambres de bain, les chambres des joueurs sont bien nettoyées, bien désinfectées. On passe le balai, on nettoie les baies vitrées, précise Nathalie Houde.

Pour Émilie et Nathalie, faire le bonheur des sportifs est la plus belle des récompenses.

Lorsque les gens sont contents, ils disent : "Wow! La glace était belle. Oh! c'était propre!"

Nathalie Houde, préposée à l'Entretien des arénas, Ville de Saguenay

Les chambres de hockey, les gars le remarquent."On devrait avoir des femmes plus souvent. Ça paraît que c'est propre!", disent certains à Émilie Lavoie.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Saguenay–Lac-St-Jean

Emploi