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Les prix de l’essence seront volatils en 2019, selon des experts

Gros plan d'une main qui actionne la poignée d'un pistolet à essence pour remplir le réservoir d'une voiture.

Les prix à la pompe seront volatils en 2019, selon des experts

Photo : Radio-Canada/Simon-Marc Charron

Radio-Canada

La baisse des prix mondiaux du pétrole a provoqué une réduction des prix de l'essence dans la plupart des régions du Canada juste à temps pour le temps des Fêtes, mais selon des experts spécialisés dans ce marché, les prix à la pompe seront plus volatils en 2019 et les automobilistes pourraient en payer le prix.

Dan McTeague, analyste principal du secteur pétrolier pour le site spécialisé GasBuddy.com, croit que les automobilistes doivent faire le plein de carburant avant la fin de l’année puisque tout porte à croire, selon lui, à des hausses pour 2019.

Il note qu’en ce moment, les prix de l’essence sont à leur plus bas depuis 18 mois en raison des prix mondiaux du pétrole qui ont chuté au cours des dernières semaines.

Selon lui, de nombreux facteurs sur la scène internationale, notamment la dispute commerciale entre la Chine et les États-Unis, ont une influence sur les bas prix à la pompe.

Un autre analyste, Michael Ervin du Kent Group Ltd, croit pour sa part que la surabondance de carburant sur le marché nord-américain est causée par une demande plus faible que prévu. Il croit également que l’obligation pour certaines raffineries de produire de l’essence en excès afin de fabriquer du diesel, un sous-produit de l'essence très demandé, joue aussi dans la balance.

Ce n'est pas spécifique à l'économie albertaine, ni à l'économie canadienne, mais bien à la quantité d'essence disponible actuellement dans le contexte nord-américain, explique M. Erwin.

Malgré une brève reprise du marché mercredi, les prix moyens de l'essence ordinaire restent en deçà des prix qui étaient affichés à pareille date l’an dernier.

Comparativement à pareille date l'an dernier :

  • 17 cents de moins le litre en Alberta et en Ontario;
  • 12 cents de moins au Manitoba;
  • 6 cents de moins au Québec;
  • 11 cents de moins en Nouvelle-Écosse;
  • 3 cents de moins à Terre-Neuve-et-Labrador;
  • 7 cents de moins à l'Île-du-Prince-Édouard.

Dan McTeague note qu'en ce moment les prix en Colombie-Britannique sont en hausse en moyenne de deux à six cents le litre par rapport à la même période l’an dernier. Il ajoute cependant que les prix seraient plus bas sans l’effet de l'interruption de l’importation de carburant en provenance de l’État de Washington, causé en raison de l’arrêt à la mi-décembre d’un pipeline qui relie les deux juridictions.

L'indice de référence américain West Texas Intermediate a plongé à 42,53 dollars américains le baril la veille de Noël, en baisse de 44 % par rapport à 76,41 dollars américains le baril le 3 octobre. L'indice a tout de même rebondi à 46,22 dollars américains mercredi, mais la tendance était à la baisse jeudi à la fermeture des marchés.

Selon M. McTeague, la « volatilité extrême » des marchés pétroliers devrait continuer à faire influencer grandement les prix de l'essence au Canada au début de 2019.

M. Erwin pense quant à lui que les prix resteront bas jusqu'à ce que la demande augmente au printemps.

Avec les informations de La Presse canadienne

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